Illustration ©Getty - Ilbusca
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Résumé

Une salle des machines consacrée aujourd’hui aux animaux, nous recevrons tout d’abord l’autrice Keum Suk Gendry-Kim pour son roman graphique "La saison des pluies" paru aux éditions Futuropolis, puis c'est Charles Daubas, auteur du roman "Le procès des rats" publié aux éd. Gallimard qui sera invité.

avec :

Charles Daubas (Romancier, urbaniste), Keum Suk Gendry-Kim (Dessinatrice, romancière).

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Comme le dit Régis Debray dans L’indésirable : "Chaque nuit transforme la capitale en chenil enragé. Terrés de jour, les chiens prennent leur revanche dans le noir - comme leurs frères humains, les galeux des bidonvilles - sur les caniches au poil frisé".

Le rapport à l'animal, entretien avec Keum Suk Gendry-Kim

Le roman graphique La Saison des pluies de Keum Suk Gendry-Kim s’intéresse à un aspect de la vie coréenne à savoir le destin fait aux animaux de compagnie, et tout particulièrement aux chiens. La romancière évoque cette responsabilité envers l'animal, elle ajoute "en nommant le chien, le rapport change, une communication s'établie entre maître et le chien". Souvenirs et mémoire enfouie se rappellent à l'autrice par le trait et le geste de dessiner.

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La prégnance de l'histoire, entretien avec Charles Daubas

Le procès des rats se déroule à Autun au début du XVIème siècle. Ce roman historique interroge aussi le rapport à l'animal. Charles Daubas relate "après cette épidémie de peste, on imagine que les populations étaient déboussolées par ses drames. Puis, c'est l'invasion des rats, face à cela l'évêché d'Autun reprend les choses en main par rapport à un chaos et une absence de sens ; ce procès pour tenter de mettre un peu de sens dans ce désordre généralisé". L'auteur revient sur cette coexistence de l'homme et l'animal ajoutant : "au Moyen Âge, les animaux vivaient avec les humains dans les mêmes lieux, il n'y avait pas de séparation géographique".

Un caillou dans les poches

Ecrit en 1960, le récit Pourquoi j’ai mangé mon père, de l’écrivain britannique Roy Lewis, obtint un immense succès lors de sa parution en France en 1990, traduit par Vercors et son épouse Rita Barisse. Pourquoi j’ai mangé mon père raconte le destin hilarant d’une famille d’hominidé, entre singes et humains, aux prises avec leur environnement, nature hostile, animaux sauvages, et leurs propres expérimentations pour leur évolution. Premier épisode du feuilleton de la condition humaine, au moment du choix entre humanité et animalité.

Le Transmetteur de Polina Panassenko, autrice de Tenir sa langue aux éditions de L'Olivier

Message de Polina Panassenko

2 min

"On dit un ou une salive ? On dit la salive. Mais une salive, ça existe. Non, ça n'existe pas! Si ça existe. Non, ça n'existe pas. Mais tu arrêtes maintenant, tu arrêtes. Tu dis 'ça n'existe pas' mais ça existe. Si je le dis, ça existe. Si je t'écoute, ça fait toujours des fautes, tu fais que corriger. Tu mets du rouge, tu mets toujours du rouge partout. Mais si je dis 'une salive', tu vas pas mourir !"

Générique

Archives diffusées

  • l’écrivaine Colette évoque ses chiens dans une archive de 1948
  • l’historien Jean Vartier au micro de France Inter en 1970