Quelles sont les raisons qui ont poussé les chercheurs à envisager l’ADN comme support de stockage de données ?
Quelles sont les raisons qui ont poussé les chercheurs à envisager l’ADN comme support de stockage de données ? ©Getty - Janiecbros
Quelles sont les raisons qui ont poussé les chercheurs à envisager l’ADN comme support de stockage de données ? ©Getty - Janiecbros
Quelles sont les raisons qui ont poussé les chercheurs à envisager l’ADN comme support de stockage de données ? ©Getty - Janiecbros
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Et si on stockait nos données sur de l’ADN ? De nombreux laboratoires et start-up s'y intéressent. L'une d'entre elles a d’ailleurs réussi à encoder la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen sur de l’ADN conservé dans des capsules aux archives nationales.

Avec
  • Marc Antonini Directeur de recherche CNRS, coordinateur du programme PEPR MoleculArXiv cofondateur de la start-up Cintoo.
  • Anthony Genot Chercheur CNRS dans l’unité LIMMS (Laboratory for Integrated Micro Mechatronics Systems).
  • Stéphane Lemaire Directeur de recherche CNRS et directeur scientifique et cofondateur de la startup BioMemory.

Alors que les quantités de données numériques croissent de façon exponentielle, leur stockage électronique montre de réelles limites. Et si l’ADN devenait notre meilleur allié dans la sauvegarde de nos données ?

Les centres de données où sont stockées nos vies numériques sont énergivores et émettent aujourd’hui autant de CO2 que le secteur de l’aviation. Dans ce contexte, plusieurs secteurs de recherches scientifiques s'attèlent au stockage de données numériques sur des brins d’ADN synthétique offrant de nombreux avantages par rapport au stockage, trop coûteux en énergie et en espace, dans des data centers.

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La prochaine révolution numérique serait-elle en train de s’écrire grâce aux prouesses de la chimie et de la biologie de synthèse ?

ADN : espace de stockage disponible

Nous avons le plaisir de recevoir Stéphane Lemaire, directeur de recherche CNRS et directeur scientifique et cofondateur de la start-up Biomemory, Marc Antonini, directeur de recherche CNRS, coordinateur du Programme MolecularArXiv et cofondateur de la start-up Cintoo et Anthony Genot, chercheur CNRS au sein de l’unité LIMMS à l’Université de Tokyo.

Le reportage du jour

Rencontre avec Bruno Ricard, directeur des Archives Nationales, qui nous ouvre les portes de l’Armoire de fer où sont conservées deux minuscules capsules dorées à haute valeur historique… Deux capsules d’ADN de synthèse où ont été encodées, et ainsi a priori préservées pour l’éternité, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 et la Déclaration de la femme et de la citoyenne d’Olympe de Gouges de 1791. D’autres textes emblématiques de notre histoire seront bientôt également encapsulés : l’ordonnance de 1944 qui a octroyé le droit de vote aux femmes, le décret d’abolition de l’esclavage de 1848 ou encore la loi Badinter de 1981 qui a aboli la peine de mort. Par Clémence Allezard.

LA_SCIENCE_CQFD - Reportage

6 min

Les références documentaires

Retrouvez le thread de l’émission du jour sur le fil twitter de La Science, CQFD.

Les références musicales

Le titre du jour : DNA par The Kills

Le générique de début : Goca dünya par Altin Gun

Le générique de fin : Pingpxng par Yin Yin Références

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
Natacha Triou
Production
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
Production
Clémence Allezard
Collaboration
Mariam Ibrahim
Collaboration
Olivier Bétard
Réalisation
Natacha Demoule
Stagiaire