Bruce Springsteen en concert au Trenton War Memorial dans le New Jersey, avec son saxophoniste, Clarence Clemmons en 1974. ©Getty - Allan Tannenbaum / Contributeur
Bruce Springsteen en concert au Trenton War Memorial dans le New Jersey, avec son saxophoniste, Clarence Clemmons en 1974. ©Getty - Allan Tannenbaum / Contributeur
Bruce Springsteen en concert au Trenton War Memorial dans le New Jersey, avec son saxophoniste, Clarence Clemmons en 1974. ©Getty - Allan Tannenbaum / Contributeur
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Résumé

Quelle bête de scène est Bruce Springsteen ? Le Boss annonce une nouvelle tournée mondiale qui débutera au printemps 2023, Grégory Philipps revient aujourd'hui sur le showman exceptionnel qu'il est. Les extraits de live parlent d'eux-mêmes !

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"J'adore jouer longtemps et donner de moi-même", souligne Bruce Springsteen dans Born to run, son autobiographie.

Pour traquer la "bête de scène" qu'est Springsteen, Grégory Philipps propose d'écouter de nombreux d'extraits et des enregistrements live, "en public, pour tenter de comprendre comment, ces cinquante dernières années, l'auteur-interprète a pu s'imposer sur les scènes du monde entier".

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Bruce Springsteen et son E-Street Band, dont Clarence Clemons  au saxophone, concert au Carlton Theatre, à Red Bank, New Jersey, le 11 oct.1975
Bruce Springsteen et son E-Street Band, dont Clarence Clemons au saxophone, concert au Carlton Theatre, à Red Bank, New Jersey, le 11 oct.1975
© Getty - Fin Costello/Redferns

Les concerts du Boss durent souvent trois heures, voire trois et demi. "Son record : 4 heures et 1 minutes au Met Life Stadium dans le New Jersey, le 30 août 2016, à l'âge de 66 ans", rappelle Grégory Philipps. "Alors donc oui, je vais tenter de vous faire entendre la folle énergie que le Boss et le E Street Band déploient sur scène, grâce au seul extrait de 'Tenth Avenue Freeze Out', que Springsteen interprète au Madison Square Garden de New York, le 29 juin 2001. 16 minutes 07 de rock and roll, dont on ne vous fait écouter que la fin, le moment où le Boss présente ses musiciens, et notamment son regretté saxophoniste Clarence Clemons..."

L-R Clarence Clemons, Bruce Springsteen et Steven Van Zandt au RAI Congres Hall, à Amsterdam, le 23 nov. 1975
L-R Clarence Clemons, Bruce Springsteen et Steven Van Zandt au RAI Congres Hall, à Amsterdam, le 23 nov. 1975
© Getty - Photo by Gijsbert Hanekroot/Redferns)

D'où vient cette incroyable énergie déployée sur scène ?

Aux sources de cette incroyable fougue du Boss, il faut remonter au rock and roll des années 1950. Bruce Springsteen a sept ans et vit dans le New Jersey quand pour la première fois il voit Elvis Presley chanter à la télévision.

C'est notre archive du jour, extraite de "Springsteen on Broadway". Le Boss évoque avec passion sa jubilation devant Elvis et la révélation :

"Je me suis assis avec ma mère, mon cerveau d'un gamin de sept ans en feu, à regarder un tube cathodique ; et d'un seul coup la joie ! la vraie ! Celle qui vous fait remuer les hanches, bouger les fesses, jouer de la guitare, celle qui change les esprits et les cœurs, qui inspire les âmes et crée du bonheur. Et vous rend plus libre ! Un sentiment de liberté a envahi tous les foyers américains. Un dimanche soir ordinaire. Et putain, le monde venait de changer. En un instant ! Le génie du rock and roll venait de sortir de sa lampe. Et il nous a dit que si on était né...éééééé aux USA! Mes chers compatriotes, ce sentiment, cette liberté, cette joie, vous y aviez droit ! Donc j'ai étudié mon nouveau héros ! Comme moi, il avait deux bras, deux jambes, deux yeux. Oui, c'était un Apollon. Et moi j'étais... juste pathétique (creepy) !"

Sur scène, Bruce Springsteen est aussi influencé par les chanteurs afro-américains de rhythm and blues, de soul music (on le voit dans sa reprise de "Sweet Soul Music" de Sam Cooke, Otis Redding et Arthur Conley). "Imitant parfois James Brown en feignant de s'écrouler sur scène à la fin d'un concert marathon, indique Grégory Philipps. Et puis il y a chez Springsteen une autre influence majeure : le rock anglais. Les Beatles bien sûr dans les années 1960 et un peu plus tard, et c'est moins connu, la musique punk de la fin des années 1970".

Paul McCartney, Dave Grohl & Bruce Springsteen au Festival de Glastonbury, 25 juin 2022
Paul McCartney, Dave Grohl & Bruce Springsteen au Festival de Glastonbury, 25 juin 2022
© Getty - Photo by Harry Durrant/Getty Images

"Il y a chez Springsteen, note encore Grégory Philipps, une capacité certaine à écrire des titres qui, sur scène immédiatement se transforment en hymne, comme s'ils avaient été pensés pour être chantés devant des stades, telle la chanson co-écrite, en 1978, avec Patti Smith 'Because the Night'".

"Si enfin vous n'avez encore jamais eu l'occasion de voir Springsteen sur scène, il y a un album live que je vous recommande chaudement, il est sorti il y a quelques mois. C'est le légendaire No Nukes Concerts de 1979, encore une fois au Madison Square Garden de New York. Le E Street Band est en feu, le clavier de Danny Federici est comme branché sur une pile électrique. Le saxophoniste Clarence Clemons est époustouflant. Springsteen court et saute sur scène comme un beau diable. Ça s'appelle 'Sherry Darling', et une nouvelle fois, vous pouvez pousser le volume, ça s'écoute assez fort", recommande Grégory Philipps.

Bruce Springsteen bascule souvent sur le dos quand il joue, comme en 1979 à Los Angeles, lors du concert au Sports Arena
Bruce Springsteen bascule souvent sur le dos quand il joue, comme en 1979 à Los Angeles, lors du concert au Sports Arena
© Getty - George Rose/Getty Images

Programmation musicale

  • Bruce Sprinsgteen : Tenth Avenue Freeze Out (Madison Square Garden, en 2001)
  • Archive : Springsteen on Broadway (anecdote sur Elvis Presley)
  • Elvis Presley : Hound Dog
  • Bruce Springsteen : Sweet Soul Music (en 1988 à Bâle, il reprend avec le E Street Band ce titre écrit et composé par Sam Cooke, Otis Redding et Arthur Conley)
  • Bruce Springsteen et Paul McCartney au Metlife Stadium en 2022 : Glory Days
  • Bruce Springsteen : London Calling, reprise d'un des titres phares des Clash, à Hyde Park en 2009
  • Patti Smith : Because the Night
  • Bruce Springsteen : Sherry Darling (No Nukes Concert)

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