The Pink Floyd, 1967
The Pink Floyd, 1967
The Pink Floyd, 1967 ©Getty - Gamma-Keystone
The Pink Floyd, 1967 ©Getty - Gamma-Keystone
The Pink Floyd, 1967 ©Getty - Gamma-Keystone
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Résumé

Cette semaine, résolvons quelques énigmes musicales pour révéler le sens caché des notes !

En savoir plus

C'est une émission déchiffrage aujourd'hui. Il sera question de sens caché des sons et de ce que l'on peut dire sans le dire par les notes. De la même manière qu'il existe des messages subliminaux à l'image, Il existe aussi une réalité caché en musique. Il ne sera pas question ni du sens caché des mots ni des musiques censurées ou des doubles sens dans les paroles. Non, il s'agira de ce qui a été caché ou bien masqué dans la structure musicale même d'une œuvre.

La musique de la victoire

Pendant la seconde guerre mondiale, il y a bien une œuvre musicale qui a servi de catalyseur et de signe de rassemblement. Et si cette œuvre a été choisie, c’est pour ses propriétés musicales, qui rendaient ce signal bien moins évident à saisir et à identifier. En 1941 le ministre belge Laveleye, alors réfugié à Londres, veut lancer une campagne de ralliement à la résistance. Il choisit la lettre V, qui fonctionne dans toute les langues : Victoire en français, Victory en anglais et Vrijheid en néerlandais. A une époque où la presse est censurée, ou l’écrit est terriblement dangereux, ce signe de ralliement doit trouver une traduction sonore. Le 6 juin 1941, le V sonore fait son apparition par analogie avec la lettre V en morse : trois brèves et une longue (ti-ti-ti-tiii) or c’est exactement ce que fait rythmiquement le premier mouvement de la 5ème symphonie de Beethoven. Partout on la passe à la radio, et les citoyens partisans des forces alliées peuvent la jouer presque sans danger dans les villes occupées où l’armée du Reich n’y voit qu’un hommage à un compositeur absolument allemand. Cette symphonie devient grâce à ce code musical trouvé a posteriori, le symbole de la victoire des forces alliées sur les forces de l’axe.

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Bach, chiffreur indéchiffrable

Impossible de ne pas évoquer ou raconter le maître de la musique chiffrée, Jean Sebastien Bach, celui qui, en plus d’être le père de la musique occidentale est aussi celui des musiciens modernes qui a le plus envisagé la musique comme un système non seulement esthétique mais aussi destiné à créer du sens. Les messages qu’il a cachés dans ses notes sont si nombreux que nous continuons encore à les chercher. Sa musique est percluse de mystères, de rébus, de labyrinthes. Il cherche à faire entendre l’harmonie. Bach est celui qui a mené le contrepoint à son paroxysme. Bach comme bien des compositeurs allemands après lui utilise d’abord les codes du solfège allemand, où les notes correspondent à des lettres A=la,  B = si  bémol, C = do,  H = si. La combinaison la - si b- do - si est sa signature musicale. Elle est présente partout dans ses œuvres, et notamment dans le dernier thème de sa toute dernière fugue. Mais Bach était aussi adepte d’une méthode de transcription des lettres de l’alphabet en chiffres, une méthode héritée de la Kabale et connu sous le nom de "gématrie".

Programmation musicale et archive :

  • Ludwig von Beethoven, Symphonie numéro 5 en ut mineur - 1er mouvement, Léonard Bernstein avec l’Orchestre Symphonique de New-York
  • J.S. Bach, Canon Triplex à 6 voix, (clavecin, cordes), Collegium du Japon, 2017
  • J.S. Bach, Canon Triplex à 6 voix, (consort, cordes),  Alio Modo, 2005
  • J.S Bach, Canon Triplex à 6 voix, (harpe), Alio Modo, 2005
  • Archive : Jean Pierre Derrien Le canon triplex a 6 voix de J.S. Bach comme matrice, dans l'émission Le Matin des Musiciens sur France Musique, 1984
  • J.S Bach, L'offrande musicale, Thematis Regii Elaborationes canonicae, canon a 4 voix, Ton Koopman et l'Amsterdam Baroque Orchestra, 2009
  • Edouard Elgar, Variations Enigma numéro 10 “Dorabella”, Paavo Jarvi Orchestre Symphonique de Cincinnati, 2006
  • Sigur Ros, Staralfur, 1998
  • Sigur Ros, Avalon, 1998
  • Mars Volta, Eunuck provocateur, 2002
  • Mars Volta, Reverse
  • Pink Floyd, Emptyspaces,1979
  • Pink Floyd, Reverse
  • Robert Schumann, Fantaisie en ut mineur opus 17
  • Johannes Brahms, Sextuor numéro 2 , Allegro non troppo, Quatuor Amadeus
  • Dimitri Chostakovitch, Le Quatuor à cordes no 8 en ut mineur opus 110***,*** Quatuor Borodine, 2015
  • Natalia Gutierrez Carlos Portela, Better Days, 2010
  • Queen, Another bites the dust, 1980
Références

L'équipe

Zoé Sfez
Production
Doria Zénine
Réalisation
Nicolas Berger
Réalisation
Lou Quevauvillers
Collaboration