Marianne Faithfull au Dominion Theatre, Londres, 8 jun 1982 ©Getty - Photo by Michael Putland/Getty Images
Marianne Faithfull au Dominion Theatre, Londres, 8 jun 1982 ©Getty - Photo by Michael Putland/Getty Images
Marianne Faithfull au Dominion Theatre, Londres, 8 jun 1982 ©Getty - Photo by Michael Putland/Getty Images
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Résumé

À l'orée des années 1980, Marianne Faithfull continue de se battre avec ses démons. Du superbe album "Broken English", à l'expérience des froids et rudes Etats-Unis, dans les années Reagan et Thatcher en Grande-Bretagne, quelle nouvelle page écrit Marianne Faithfull ?

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En 1979, Marianne Faithfull a été arrêtée pour possession de cannabis en Norvège. Pour autant, la sortie de Dreaming my dreams, quelques années auparavant et son succès, en particulier en Irlande, a relancé sa carrière. En novembre 1979 paraît Broken English, considéré par beaucoup comme son chef-d'œuvre. Marianne revient là où on ne l'attend pas.

En 1977, Marianne Faithfull rencontre le guitariste et compositeur Barry Reynolds, qui deviendra l'un de ses plus fidèles musiciens et collaborateurs. Il vient de Manchester, a voyagé aux Etats-Unis et au Mexique et il a plein d'idées. Ensemble, ils enregistrent deux démos, celle de "Broken English" et une autre chanson intitulée "Why'd ya do it", qui attire immédiatement l'attention du label Island Records.

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La chanson a été écrite par le poète anglais John Heathcote-Williams, figure avant-gardiste, polémique et radicale, au départ pour la chanteuse Tina Turner. C'est une histoire d'infidélité amoureuse crue, pleine d'ironie et d'allusions sexuelles. Turner est trop mainstream et elle est américaine. Elle n'enregistrera jamais un texte pareil. Marianne Faithfull en est sûre et elle convint Williams de la lui offrir.

Après des années marquées par la country et la folk, des chansons acoustiques pleines de souffle et de timbre, Broken English dégaine les synthétiseurs et lance Marianne Faithfull dans un autre univers musical.

La voix changée, rendue rauque et grave par la consommation d'alcool et de drogues hyper-organiques, gagne en profondeur et en étrangeté dans l'écran synthétique.

Marianne Faithfull enregistre "Working Class Hero" au printemps 1979. C'est une reprise de John Lennon. Elle y chante après lui les petites gens, alors que quelques semaines auparavant, Margaret Thatcher, fraîchement élue, s'apprête à mettre en place le programme ultralibéral qui pèsera sur la classe ouvrière britannique dans les années 1980. Celle qui trime, celle qui se heurte au plafond de verre, celle qu'on aliène à coups de religion et de télévision. Celle qu'on déteste quand elle pense et qu'on méprise quand elle ne pense pas.

Marianne Faithfull casse ses propres codes musicaux et casse la langue. La chanson "Broken English" et ses paroles nihilistes s'inspirent des figures radicales de l'époque. Parler en Broken English, c'est entrer dans la langue par effraction. Une posture de révolte qui infuse dans tout le disque.

Programmation sonore :

Marianne Faithfull :

  • Broken english
  • Why'd ya do it (original mix)
  • Working class hero

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Références

L'équipe

Zoé Sfez
Zoé Sfez
Zoé Sfez
Production
Lucile Commeaux
Lucile Commeaux
Lucile Commeaux
Production déléguée
Laurence Malonda
Réalisation
Moneghetti Merryl
Moneghetti Merryl
Merryl Moneghetti
Collaboration