image du spectacle « Je passe », mis en scène par Judth Depaule
image du spectacle « Je passe », mis en scène par Judth Depaule
image du spectacle « Je passe », mis en scène par Judth Depaule
Publicité
Résumé

Il y aurait d'un côté des réfugiés et de l'autre des migrants économiques. La réalité des migrations s'avère autrement complexe souligne la politiste Karen Akoka qui examine en détail comment ces catégories sont historiquement, socialement et politiquement construites.

avec :

Judith Depaule (Metteuse en scène et co-fondatrice de l’Atelier des Artistes), Karen Akoka (Maitre de conférences en science politique à l’Université Paris Ouest Nanterre).

En savoir plus

L’asile est une notion juridique précieuse. Depuis le milieu du XXe siècle, elle permet, à certaines conditions, de protéger des individus qui fuient leur pays d’origine en les qualifiant de réfugiés. Mais l’asile est aussi, à certains égards, une notion dangereuse, qui permet paradoxalement de justifier le fait de ne pas accueillir d’autres individus, les rejetant vers un autre statut, celui de migrant économique. L’asile devenant alors ce qui permet la mise en œuvre d’une politique migratoire de fermeture. Mais comment faire la différence entre un réfugié et un migrant économique ? La seule manière d’y prétendre consiste à s’intéresser non pas aux caractéristiques des personnes, qu’elles soient rangées dans la catégorie de réfugié ou de migrant, mais bien plutôt au travail qui consiste à les ranger dans l’une ou l’autre de ces deux catégories. C’est le grand mérite de « L’Asile et l’exil », le livre important de Karen Akoka que de proposer ce renversement de perspective. Elle est cette semaine l’invitée de La Suite dans Les Idées.

Et c’est la metteuse en scène Judith Depaule qui nous rejoint en seconde partie, pour évoquer « Je passe » un spectacle qui aborde le sujet des migrations mais aussi pour présenter l’Atelier des artistes en exil, qu’elle dirige.

Publicité
Références

L'équipe

Sylvain Bourmeau
Sylvain Bourmeau
Sylvain Bourmeau
Production
Marie Plaçais
Réalisation
Marie Dalquié
Collaboration