Des Parisiens manifestent, le 24 octobre 1988 en face du cinéma Saint-Michel, place Saint-Michel à Paris, deux jours après l'attentat qui a détruit le cinéma, où était projeté le film de Martin Scorsese, "La dernière tentation du Christ".
Des Parisiens manifestent, le 24 octobre 1988 en face du cinéma Saint-Michel, place Saint-Michel à Paris, deux jours après l'attentat qui a détruit le cinéma, où était projeté le film de Martin Scorsese, "La dernière tentation du Christ".
Des Parisiens manifestent, le 24 octobre 1988 en face du cinéma Saint-Michel, place Saint-Michel à Paris, deux jours après l'attentat qui a détruit le cinéma, où était projeté le film de Martin Scorsese, "La dernière tentation du Christ".  ©AFP - GERARD FOUET / AFP
Des Parisiens manifestent, le 24 octobre 1988 en face du cinéma Saint-Michel, place Saint-Michel à Paris, deux jours après l'attentat qui a détruit le cinéma, où était projeté le film de Martin Scorsese, "La dernière tentation du Christ". ©AFP - GERARD FOUET / AFP
Des Parisiens manifestent, le 24 octobre 1988 en face du cinéma Saint-Michel, place Saint-Michel à Paris, deux jours après l'attentat qui a détruit le cinéma, où était projeté le film de Martin Scorsese, "La dernière tentation du Christ". ©AFP - GERARD FOUET / AFP
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Résumé

Dans une enquête, l'ethnologue Jeanne Favret-Saada révèle comment les attaques chrétiennes lancées à partir des années 1960 contre des films, au nom de "sensibilités religieuses blessées", ont pu préparer le terrain aux attaques des fondamentalistes islamistes à partir des années 1980.

avec :

Jeanne Favret-Saada, Stéphanie Moisdon (critique d'art, commissaire d'exposition), Sylvain Bourmeau (Journaliste, professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et directeur du journal AOC et producteur de l'émission "La Suite dans les idées" sur France Culture).

En savoir plus

A maintes reprises ces dernières années, nous nous sommes, à juste titre, scandalisés que certains croyants réclament l'interdiction ou la censure d'œuvres de l'esprit. Se drapant dans la posture de citoyens d'une République laïque, fiers de leur héritage des Lumières, certains ont voulu à cette occasion donner l'impression qu'il s'agissait, pour nous en France, d'une très vieille histoire, réglée depuis longtemps, disons la Révolution française ou la loi de 1905 de séparation des églises et de l'Etat. Ceux-là avaient la mémoire courte, très courte, et surtout, ne se donnaient pas les moyens d'analyser les arguments avancés par les dévots intolérants, notamment la manière que ces derniers avaient d'évoquer leurs "sensibilités religieuses blessées". Pour le comprendre, il fallait faire retour sur d'autres épisodes de censure ou de tentative de censure, ceux que les dévots chrétiens avaient provoqués contre des films en particulier, depuis le début des années 1960. L'ethnologue Jeanne Favret-Saada a mené l'enquête sur ces attaques chrétiennes contre le cinéma, et plus particulièrement contre La Religieuse de Jacques Rivette, La Vie de Brian des Monthy Pithon, Je vous salue, Marie de Jean-Luc Godard et La Dernière tentation du Christ de Martin Scorsese.

Dans la deuxième partie de l'émission, la curatrice Stéphanie Moisdon, nous rejoindra pour évoquer la tentative de censure dont a fait l'objet l'exposition "Présumés Innocents" dont elle fut la co-commissaire en l'an 2000 au capc de Bordeaux.

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Jeanne Favret-Saada, ethnologue
Jeanne Favret-Saada, ethnologue
© Radio France - Sylvain Bourmeau
Stéphanie Moisdon, curatrice
Stéphanie Moisdon, curatrice
© Radio France - Sylvain Bourmeau
Jeanne Favret-Saada et Stéphanie Moisdon
Jeanne Favret-Saada et Stéphanie Moisdon
© Radio France - Sylvain Bourmeau
Références

L'équipe

Sylvain Bourmeau
Production
Anne-Laure Chanel
Réalisation
Catherine Donné
Collaboration