photo du film de Werner Herzog « L'énigme Kaspar Hauser » - DR
photo du film de Werner Herzog « L'énigme Kaspar Hauser » - DR
photo du film de Werner Herzog « L'énigme Kaspar Hauser » - DR
Publicité
Résumé

Homme sans habitus, Kaspar Hauser offre aux sciences sociales une expérience plus riche encore que celles des enfants sauvages a la philosophie : c'est ce que montre avec brio l'historien des sensibilités Hervé Mazurel dans « Kaspar l'obscur ou l'enfant de la nuit ».

avec :

Cédric Orain (auteur et metteur en scène), Hervé Mazurel (historien, maître de conférences à l’Université Bourgogne-France Comté).

En savoir plus

Sortir d’une grotte, d’un trou, de la caverne, d’un placard, un réduit, comme un cachot, retrouver la lumière, le monde, les autres. Naitre une seconde fois à la vie, à l’âge de la pleine conscience. Non, n’exagérons rien, ce n’est pas d’une émission rendue soudainement muette à la mi-mars, contrainte, comme beaucoup d’autre, à se mettre entre parenthèses mais d’un confinement autrement sévère dont nous allons parler aujourd’hui. Un confinement radical en somme, un confinement qui dura une quinzaine d’années et s’est traduit par un retranchement absolu de la société comme de la nature. C’est d’un étrange adolescent bizarrement accoutré et qui surgit au beau milieu d’un après-midi tranquille, le 26 mai 1828, un lundi de Pentecôte, la ville désertée, sur la place du Suif à Nuremberg. Il paraissait totalement perdu ; il était blême, hagard et titubant. Pas un instant il ne cessait de cligner des yeux, comme s’ils étaient blessés par la lumière du jour. Et sa posture était si insolite qu’elle semblait le tenir au bord de l’abîme. Oui, c’est bien Kaspar Hauser, qui fera aujourd’hui irruption dans cette première émission de la 22e saison de La Suite dans les Idées.

Kaspar Hauser, ce nom qui demeure étroitement associé à celui du réalisateur Werner Herzog. Kaspar Hauser qui inspira, bien avant Herzog, nombre de poètes et d’écrivains et qui continue de fasciner chercheurs comme artistes. Nous en parlerons en écho en seconde partie avec le metteur en scène Cédric Orain qui s’apprête à créer, cet automne à Amiens, « Enfants sauvages », mais d’abord nous en parlerons avec Hervé Mazurel qui publie en cette rentrée un livre audacieux et superbe, sur ce cas limite qu’offre Kaspar Hauser à l’historien des sensibilités. 

Publicité
Références

L'équipe

Sylvain Bourmeau
Production
Marie Plaçais
Réalisation
Marie Dalquié
Collaboration