Mémorial du génocide rwandais, église de Ntarama près de Kigali
Mémorial du génocide rwandais, église de Ntarama près de Kigali - Finbarr O'Reilly
Mémorial du génocide rwandais, église de Ntarama près de Kigali - Finbarr O'Reilly
Mémorial du génocide rwandais, église de Ntarama près de Kigali - Finbarr O'Reilly
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Hannah Arendt s’est trompée à propos de la banalité du mal : c’est la conclusion d’Abram de Swaan, au terme d’une magistrale enquête sociologique sur les exterminations de masse au XXe siècles.

Avec
  • Abram de Swaan sociologue, professeur émérite à l'Université d'Amsterdam
  • Sylvain Bourmeau Journaliste, professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et directeur du journal AOC et producteur de l'émission "La Suite dans les idées" sur France Culture

D’un côté, il y a ceux qui nous expliquent qu’on ne saurait prétendre comprendre de telles atrocités, de l’autre, ceux qui nous invitent à considérer l’extraordinaire banalité de leurs auteurs. Face à ces deux écueils, Abram de Swaan a élaboré une délicate et indispensable sociologie des massacres de masse de civils désarmés, certains qualifiés de génocides, d’autres de crimes contre l’humanité. Après avoir étudié et comparé une vingtaine d’occurrences historiques d’extermination survenues au cours du XXe siècle, ce sociologue néerlandais, héritier de Norbert Elias, montre combien la situation est déterminante, le cadre mis en place par un régime politique et sans lequel de tels événements ne peuvent pas se produire. Dans de tels contextes, les bourreaux sont toujours des individus qui obéissent à un pouvoir politique.

Sylvain Bourmeau

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Abram de Swaan, sociologue, professeur émérite à l'université d'Amsterdam
Abram de Swaan, sociologue, professeur émérite à l'université d'Amsterdam
© Radio France - Sylvain Bourmeau