A droite, Walter Lippman arrive, accompagné de sa femme, au Black and White Ball de Truman Capote à New York en novembre 1966
A droite, Walter Lippman arrive, accompagné de sa femme, au Black and White Ball de Truman Capote à New York en novembre 1966
A droite, Walter Lippman arrive, accompagné de sa femme, au Black and White Ball de Truman Capote à New York en novembre 1966 - AP (DR)
A droite, Walter Lippman arrive, accompagné de sa femme, au Black and White Ball de Truman Capote à New York en novembre 1966 - AP (DR)
A droite, Walter Lippman arrive, accompagné de sa femme, au Black and White Ball de Truman Capote à New York en novembre 1966 - AP (DR)
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Résumé

Pour comprendre certaines injonctions récurrentes du discours politique contemporain, la philosophe Barbara Stiegler a mené l'enquête aux origines du néolibéralisme, du côté notamment de Walter Lippmann. Elle dialogue en seconde partie avec la romancière Gaëlle Obiégly.

avec :

Gaëlle Obiégly (écrivain), Sylvain Bourmeau (Journaliste, professeur associé à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales et directeur du journal AOC et producteur de l'émission "La Suite dans les idées" sur France Culture), Barbara Stiegler (Professeure de philosophie à l’Université Bordeaux Montaigne, membre honoraire de l’Institut universitaire de France et autrice du récent ouvrage "Nietzsche et la vie").

En savoir plus

Ce 21 janvier, soit 226 ans jour pour jour après la décapitation de Louis XVI, c'est à Versailles, capitale du royaume de France jusqu'en 1789, que le président de la République française a choisi de s'adresser à un aréopage de grands chefs d'entreprises multinationales. C'est au château du Roi Soleil donc qu'Emmanuel Macron, dont le livre tenant lieu de programme politique est titré « Révolution », a expliqué à ses hôtes, en plein crise des « gilets jaunes », alors que sur certains ronds-points fleurissent des guillotines en carton pâte, que « si Louis XVI et Marie-Antoinette avaient connu une telle fin c'est parce qu'ils n'avaient pas renoncé à réformer ». Comment comprendre une telle confusion politique ? Comment analyser cette manière de mêler allègrement monarchie et république, réforme et révolution ? Peut-être en s'attelant à la généalogie de l'un des coups de force idéologiques les plus puissants du XXe siècle, celui qui a permis le triomphe hégémonique  de ce qu'on appelle, sans toujours le comprendre vraiment, le néolibéralisme. C'est cette enquête qu'a mené la philosophe Barbara Stiegler dans un livre passionant : « Il faut s'adapter », qui prend la forme d'un essai sur ce nouvel impératif politique. Elle sera rejointe en seconde partie par la romancière Gaëlle Obiégly, dont le nouveau livre « Une Chose sérieuse » résonne étonnamment avec ces questions. SB

Références

L'équipe

Sylvain Bourmeau
Production
Marie Dalquié
Collaboration
Anne Perez
Réalisation