Partout à travers le monde des groupes de justiciers autoproclamés court-circuitent le droit pour se venger ou faire prévaloir des causes, qu'ils se développent contre l'Etat ou en son sein le phénomène menace l'idée même de justice. Deux politistes ont mené l'enquête.
- Gilles Favarel-Garrigues Chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI/Sciences Po, Paris)
- Laurent Gayer Chercheur au Centre d'études et de recherches internationales (CERI/Sciences Po, Paris)
- Charles Robinson écrivain
D’une part deux tribunes consécutives de militaires qui agitent la menace d’une guerre civile, d’autre part une manifestation organisée devant l’Assemblée nationale par les plus réactionnaires des syndicats policiers qui s’en prennent à la justice et à l’Etat de droit qui les empêcheraient de travailler… Et si pour prendre la mesure de ces deux événements récents, le second apparaissant d’ailleurs autrement plus inquiétant que le premier du fait de la participation de responsables politiques de tous bords à cette attaque antirépublicaine contre la séparation des pouvoirs, et si donc pour bien comprendre ce à quoi nous avons affaire, il convenait de les replacer dans un mouvement bien plus large et qui prend à travers l’ensemble de la planète des formes très variées tout en partageant des traits communs : la montée en puissance de justiciers fiers de punir, de groupes d’hommes, ce sont plus souvent des hommes, prêts à venger et à se faire justice eux-mêmes, au mépris des règles élémentaires du droit. C’est l’hypothèse qu’on peut faire à la lecture du livre passionnant de deux politistes, Gilles Favarel-Garrigues et Laurent Gayer. Ils sont cette semaine les invités de La Suite dans les Idées.
Et seront rejoints en seconde partie par l’écrivain Charles Robinson, qui en 2016 publia le très impressionnant roman « Fabrication de la guerre civile ».
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