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Les laboratoires peinent à s'approvisionner en primates. Certains d'entre eux sont utilisés pour la recherche en infectiologie, immunologie et neurosciences.

Avec Emmanuel Procyk, directeur de recherche au CNRS, co-directeur du Groupement de recherche BioSimia (fédère les chercheurs des laboratoires de recherche publics qui font appel aux primates autres que les humains).

C'est un sujet invisible pour le grand public. Mais important : les macaques à longue queue sont de plus en plus rares dans la nature, mais aussi dans les animaleries des laboratoires, avec des impacts réels sur les programmes de recherche.

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"Cette pénurie est née en particulier de la situation de la pandémie. Les imports-exports d'animaux se sont arrêté pour des raisons sanitaires mais en même temps il y avait un besoin énorme pour travailler sur la pathologie, le virus, les vaccins... Les primates non-humains étaient très importants dans le cadre de ces recherches car ce sont des modèles qui sont extrêmement proches du système immunitaire humain."

Ces macaques ne représentent que 0,18% des animaux utilisés dans la recherche biomédicale. La réglementation française impose de ne les utiliser que dans les cas où il n'y a pas de méthodes de remplacement, rappelle Procyk. "Ca concerne des recherches importantes sur des organismes vivants entiers. Ca concerne par exemple le développement du système nerveux. Mais nous y avons aussi recours dans l'immunologie et l'infectiologie."

Procyk se fait l'avocat d'une solution passant par des élevages en Europe. Reprendre l'élevage permettrait selon lui de résoudre des problèmes sur les connaissances de la source des animaux, sur leur suivi, d'assurer mieux de la qualité de l'entraînement des gens qui les encadrent, limiterait les questions de transport et d'améliorer la qualité de vie des animaux.

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