Le chef français Olivier Roellinger en train de peser des épices dans son restaurant "Le Coquillage" au Château Richeux à Cancale en 2010
Le chef français Olivier Roellinger en train de peser des épices dans son restaurant "Le Coquillage" au Château Richeux à Cancale en 2010 ©AFP - Marcel Mochet
Le chef français Olivier Roellinger en train de peser des épices dans son restaurant "Le Coquillage" au Château Richeux à Cancale en 2010 ©AFP - Marcel Mochet
Le chef français Olivier Roellinger en train de peser des épices dans son restaurant "Le Coquillage" au Château Richeux à Cancale en 2010 ©AFP - Marcel Mochet
Publicité

Le célèbre chef cuisinier breton appelle chacun à retrouver sa souveraineté alimentaire, en renouant avec la cuisine et la liberté qu’elle confère.

Les gourmets et le public averti connaissent Olivier Roellinger de longue date ; pour sa cuisine pionnière, d’abord puisque son restaurant, à Cancale, fut récompensé des 3 étoiles Michelin durant plusieurs années. Et pour son culot ensuite, puisqu’il décide, en 2008, de renoncer à ces étoiles. On le connait aussi pour ses épices qu’il sait trouver, développer, enrichir, vendre dans le monde entier. On le connait enfin pour son engagement contre l’industrie agro-alimentaire, contre la standardisation des produits, contre la privatisation du vivant. Pour lui, l’alimentation est la mère des batailles ; elle est à la croisée de toutes les révolutions.

Une révolution joyeuse, éthique et onirique

Olivier Roellinger appelle de ses vœux à lancer une révolution profonde et ambitieuse, une révolution de l’alimentation : ce qu’il baptise une "révolution délicieuse", un terme emprunté à Alice Waters, une cheffe californienne qui se bat depuis quatre décennies contre la malbouffe. Selon le chef français, le changement passe par le chemin des fourneaux car sa révolution délicieuse est avant tout un manifeste qui appelle chacun à retrouver sa souveraineté alimentaire, en renouant avec la cuisine et la liberté qu’elle confère, qui soutient l’idée que l’on peut manger mieux sans dépenser plus. Il développe une cuisine joyeuse qui trouve sa place dans le cadre contraint du quotidien.

Publicité

Mais comment Olivier Roellinger s'applique-t-il à lui-même cette révolution ? Sa réponse sincère, surprenante, consiste à avouer qu'il n'est pas le principal acteur de la transformation de ses cuisines, et de sa cuisine. Celle qui mène la transition aux fourneaux, c’est d’abord la génération suivante, dont son fils, Hugo assure aujourd’hui la relève.

Alors, la révolution défendue par le célèbre chef français ne se veut pas triste ni réductrice. Bien au contraire. Elle se réclame "joyeuse, éthique et onirique" et porte l’ambition folle de donner à chacun, dans sa cuisine, les moyens de tracer le chemin de sa transition. 

Bibliographie 

L'équipe