Jockey sur un escargot
Jockey sur un escargot - Buena Vista Images
Jockey sur un escargot - Buena Vista Images
Jockey sur un escargot - Buena Vista Images
Publicité

La crise sanitaire, la situation mondiale questionnent la vitesse effrénée avec laquelle nous nous déplaçons sans cesse, mettant en lumière un désir collectif de réduire la cadence.

Avec
  • Sylvie Landriève Co-directeur du Forum Vies Mobiles

En moyenne, les Français parcourent environ 400 km par semaine, principalement pour aller travailler. A la faveur des confinements successifs, ces vies mobiles, nos vies mobiles, ont été chahutées. Assignation à résidence, télétravail généralisé, puis conditions de voyage complexifiées par les pass, les tests PCR autant que par nos inquiétudes liées au contexte... La crise sanitaire, la situation mondiale questionnent la vitesse effrénée avec laquelle nous nous déplaçons sans cesse, mettant en lumière un désir collectif de réduire la cadence. 

Selon une récente étude de l’ Observatoire Société et Consommation, 8 personnes interrogées sur 10 aspirent à ralentir leur rythme de vie. Et donc... à moins se déplacer.  Car être mobile voire hyper mobile pour certains, est toujours synonyme de vitesse. Malgré une forte progression constatée au cours de l’année 2020, la part des trajets effectués à Vélo ne dépasse pas les 3 ou 4%. Et ce que l’on appelle les nouvelles mobilités restent à la marge à la faveur d’une hégémonie automobile encouragée par une découpe du territoire qui ne nous laisse guère le choix. Ralentir donc, mais comment ? 

Publicité

Pas si simple pour les périurbains et les ruraux. Pas évident dans une société où le «tout, tout de suite» est érigé en art de vivre. Ralentir relève à la fois d’un choix personnel et d’un projet collectif. A quoi ressembleraient nos vies quotidiennes si nous allions moins vite ? 

Exposition Les vies qu'on mène, jusqu'au 19 mai 2022 à la Cité internationale des arts. 

Aujourd'hui la vitesse de nos déplacements nous permet d'aller relativement loin, et d'en revenir relativement rapidement, quasiment chaque jour. Ce qui fait que le territoire qu'on parcourt au quotidien est beaucoup plus vaste qu'auparavant. Avant on faisait 4 km par jour, aujourd'hui on en fait 60. (...). Notre territoire s'est élargi, s'est dispersé spatialement.

On est dans un monde où bouger, la mobilité lointaine et rapide, est valorisé. 

La vitesse procure beaucoup de maux à la société. (...). Il y a un revers à la médaille. En particulier un revers écologique. Les transports sont le premier vecteur émetteur de CO2.  (...). Malgré les politiques publiques qui sont menées, les émissions liées au transport continuent d'augmenter. 

L'équipe

Béline Dolat
Béline Dolat
Béline Dolat
Production
François Caunac
Réalisation
Seham Boutata
Collaboration