France Culture
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En 1920, l’évêque d’Arras ouvrait le reliquaire d’un saint breton peu connu, Josse, mort en 669 dans l’église paroissiale de Saint-Josse-sur-Mer, où il résidait après la destruction, à la Révolution, de l’abbaye élevée dans ce village du nord de la France au xiie siècle. Des documents attestaient que les reliques du saint patron avaient été placées dans une chasse en 1134, en présence d’Étienne de Blois, comte de Boulogne et futur roi d’Angleterre. Un tissu de grand luxe, dont le curé local commença à distribuer des morceaux, enveloppait les reste,. Le « suaire » faillit disparaître ainsi, sans avoir été identifié, jusqu’à ce qu’un érudit, Camille Enlart (1862-1927), membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, dénonce ce vandalisme : le tissu était unique, sans prix, une rareté absolue. Après un scandale dans la presse, l’étoffe fut enfin envoyée à Paris sur arrêté du ministre des Beaux-Arts, puis acquise en 1922. Que représente-t-il ?

Suaire de Saint Josse. Khorasan, Iran, avant 961. Samit de soie façonné. H. 52 L. 94 cm. Département des Arts de l’Islam, OA 7502.

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Bibliographie :

  • Sophie Makariou, Suaire de Saint Josse dans Les Arts de l’Islam au musée du Louvre , Paris, musée du Louvre éditions/Hazan, 2012, p. 114.
Références

L'équipe

Adrien Goetz (20 mai 2016)
Adrien Goetz (20 mai 2016)
Adrien Goetz
Production
Doria Zénine
Réalisation