Marie-Antoinette Pallarès : "Une sœur inattendue"

Marie-Antoinette Pallarès et Diane Popovsky
Marie-Antoinette Pallarès et Diane Popovsky
Marie-Antoinette Pallarès et Diane Popovsky
Marie-Antoinette Pallarès et Diane Popovsky
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C’est l’histoire d’une famille de Montpellier, les Pallarès, qui au mépris du danger, a adopté puis élevé une petite fille juive âgée de deux ans en 1942, Diane Popovsky. Jusqu'à ce que son père, rescapé d'Auschwitz, ne la retrouve en 1948. Une histoire racontée par Emmanuelle Béart.

En 1942, Marie-Antoinette Pallarès habite à Montpellier avec ses trois enfants âgés de 14 à 17 ans. Son mari, professeur, était mobilisé et envoyé en Afrique du Nord. Au printemps de cette année, Marie-Antoinette fait la connaissance de Sabine Zlatin, une femme juive membre du personnel de la Croix-Rouge. Cette dernière vient en aide aux juifs étrangers internés dans les camps de la région ou qui se cachent faute de permis de séjour. Renée et Paulette Pallarès, les filles de Marie-Antoinette, font partie des Éclaireuses de France. Elles se chargent de porter des colis de ravitaillement aux juifs internés dans les camps.
De 1942 à 1944, la famille Pallarès ravitaille des familles juives cachées dans des greniers. Renée Pallarès se porte même volontaire pour convoyer une quarantaine d’enfants juifs jusqu’à Annecy. Malgré la présence des Allemands dans les gares, les enfants parviennent sans encombre jusqu’à une maison de religieuses, avant d’être envoyés en Suisse. C’est aussi à cette époque que les Pallarès recueillent Diane Popovsky, âgée de deux ans, et qui a été internée au camp d’Agde avec ses parents. Sabine Zlatin, une infirmière et résistante, venait souvent au camp s’occuper des prisonniers et parvenait parfois à sortir des bébés dissimulés sous sa cape bleue de la Croix-Rouge. Elle accepte de prendre Diane, à la demande de sa mère. Peu après, les parents de l’enfant sont déportés à l’est. La mère de Diane est assassinée, alors les Pallarès vont élever l'enfant pendant six ans.

"Diane appelait ma mère 'maman'. Et elle ne savait pas qu’elle n’avait plus sa mère. Absolument pas." Marie-Antoinette Pallarès

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En 1948, M. Popovsky, qui a survécu à sa déportation à Auschwitz et tente de refaire sa vie, apprend que sa fille vit en France. Il décide de venir la chercher et ensemble, ils émigrent au Canada. Des années plus tard, Diane Popovsky a repris contact avec la famille Pallarès qui lui a sauvé la vie.

Marie-Antoinette Pallarès et ses filles Renée Pariselle et Paulette Roche ont reçu le titre de Juste parmi les Nations le 6 novembre 1996 par Yad Vashem, Institut International pour la Mémoire de la Shoah.

"Marie-Antoinette Pallarès : une sœur inattendue" est racontée par Emmanuelle Béart.
Réalisation des podcasts : Nouvelles Voix, en partenariat avec France Culture