Dans une zone industrielle de Montélimar (Drôme), le bar La Fabrique : au pays de la nuit avec Angie et Gladys
Dans une zone industrielle de Montélimar (Drôme), le bar La Fabrique : au pays de la nuit avec Angie et Gladys
Dans une zone industrielle de Montélimar (Drôme), le bar La Fabrique : au pays de la nuit avec Angie et Gladys ©Radio France - Marine Beccarelli
Dans une zone industrielle de Montélimar (Drôme), le bar La Fabrique : au pays de la nuit avec Angie et Gladys ©Radio France - Marine Beccarelli
Dans une zone industrielle de Montélimar (Drôme), le bar La Fabrique : au pays de la nuit avec Angie et Gladys ©Radio France - Marine Beccarelli
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Résumé

"Aujourd’hui, avec l’âge, ça ne m’intéresse plus les trucs d’un soir. Je me débrouille toute seule si c’est ça..." Au bar “La Fabrique”, au sud de Montélimar, c’est vendredi soir et le dernier de l’été. Qu’est ce qui se passe quand la nuit tombe ? Fermer les yeux, ça ouvre à quoi ? Rendez-vous au pays de la nuit avec Angie, Gladys, Mireille et les autres.

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C’est un vendredi soir et le dernier de l’été, Demain, la nuit sera plus longue que le jour.

Rendez-vous le long de la nationale 7, celle qu’on appelle “la route bleue”, ou encore la route des vacances. A quelques kilomètres du centre de Montélimar, entre les Monts d’Ardèche et le Vercors. Les nuits montiliennes ont migré depuis quelque temps, en pleine zone commerciale. Entre Jardiland et Monsieur bricolage, un bar, “La Fabrique”, organise des concerts et sert de la bière artisanale.

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Les bambous cachent le parking, les basses couvrent le bruit des moteurs, les lampions miment la guinguette. Oubliée, la zone industrielle ! Nous sommes au pays de la nuit avec Angie, Gladys, Mireille et les autres…

Angie et Fanny espèrent encore récupérer le numéro du chanteur. Audrey brave son célibat et sa solitude, encouragée par ses collègues. Sarah, la compagne du patron, tente de se faire sa place. Carla sert des grandes blondes et des petites brunes. Gladys ne se fait plus draguer dans la vraie vie, seulement sur appli. Et Elise ne veut plus de coups d’un soir.

Le vendredi soir qu’est-ce qu’on abandonne ? Qu’est ce qui se passe quand la nuit tombe ? Qui cherche encore l’amour ? Fermer les yeux, ça ouvre à quoi ?

Qui fait encore le mur ? Quand on dit “oui”, c’est pour la nuit ? Et l’ivresse, c’est pour quoi faire ?

Avoir une sexualité plutôt importante, plutôt débridée : c’était une manière de m’affirmer en tant que femme, de manière un peu stupide. Je pense qu’à ce moment là, c’était une manière de dire : "Je suis une femme libre et moderne". Alors que maintenant, je me dis que ce n'est pas du tout ça. C’est à cause des injonctions contraires qu’on a en permanence : soit tu es une nonne, soit tu es une pute. Et comme c’est hyper mal vu d’être une nonne, il vaut mieux être une pute 

Je me suis posée cent mille questions sur cette relation. Est-ce que c’est ma couleur de peau ou est-ce que c’est parce que je ne suis pas assez bien ? Je sais que certains hommes ne me voient que par le prisme sexuel. J’ai toujours peur que quand ça se passe bien de ce côté-là, on n’aille pas plus loin, qu’on n’aille pas chercher à me connaître ou encore, moins à se montrer avec moi. 

Aujourd’hui avec l’âge, ça ne m’intéresse plus les trucs d’un soir. Je me débrouille toute seule si c’est ça. J’ai jamais eu l’impression de me donner à un homme, je n’ai jamais attendu qu’on me fasse jouir. 

Remerciements : Merci à Caroline Bollard, à Sarah, Carla (et à toute l’équipe de la Fabrique), Angie, Fanny, Gladys, Elise, Julie, Mireille, Nancy...

Un podcast de Marine Beccarelli, Léa Capuano, Pauline Chanu et Maïwenn Guiziou. Réalisé par Annabelle Brouard. Prise de son additionnelle : Arthur Dumond

Références

L'équipe

Léa Capuano
Production
Pauline Chanu
Production
Maïwenn Guiziou
Production
Annabelle Brouard
Réalisation