L'action Goldman Sachs a grimpé de 2.28% à l'annonce des résultats
L'action Goldman Sachs a grimpé de 2.28% à l'annonce des résultats
L'action Goldman Sachs a grimpé de 2.28% à l'annonce des résultats ©Reuters - Brendan McDermid
L'action Goldman Sachs a grimpé de 2.28% à l'annonce des résultats ©Reuters - Brendan McDermid
L'action Goldman Sachs a grimpé de 2.28% à l'annonce des résultats ©Reuters - Brendan McDermid
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Résumé

Les plus grandes banques américaines affichent toutes des bénéfices en baisse, mais Goldman Sachs accuse la plus forte baisse (-56%). "Les vents sont contraires" dit son PDG. La régulation post-crise financière y est aussi pour beaucoup.

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Le chiffre d'affaire de Goldman Sachs est en baisse de 40% au premier trimestre 2016. Pas de risque cependant, même si toutes les activités de Goldman Sachs sont en baisse de 29, 37, 50% parfois, la banque d'investissement américaine continue de faire des profits.

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Un milliards 200 millions de dollars de bénéfice sur les trois premiers mois de l'année, c'est certes 56% de moins qu'à la même période l'an dernier, mais la banque qui a fourni au gouvernement américain la plupart de ses ministres des finances ces 20 dernières années, reste bénéficiaire. Ses actionnaires peuvent espérer recevoir 2 dollars et demi par action.

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Ce qu'il y a d'intéressant dans ces résultats, c'est que Goldman Sachs n'est pas un cas isolé. Elle était hier la dernière à présenter ses résultats, mais auparavant, Morgan Stanley, Citigroup, Bank Of America, JP Morgan, Wells Fargo, toutes ces banques américaines ont affiché des résultats en forte baisse depuis le début de l'année, sauf que pour une fois, c'est Goldman Sachs qui a la palme de la plus forte baisse.

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La régulation réduit les profits

C'est là qu'il y a du positif. L'essentiel de l'activité de ces banques relève du business to business (B to B): trading sur les marchés financiers, opérations de fusion et acquisition, introductions en bourse, investissement dans les entreprises. Avant la crise de 2007, leur créativité sans limite a permis la dissémination de produits toxiques risqués et mal évalués dans le système financier mondial, ce qui a causé  la crise de 2008. Les banques américaines ont payé quasiment 200 milliards de dollars d'amende pour leurs agissements frauduleux, mais aucun de leurs dirigeants n'a été inquiété, le patron de Goldman Sachs, Lloyd Blankfein est même le seul à ne pas avoir sauté avec la crise.

Lloyd Blankfein lors d'une conférence organisée par la Clinton Global Initiative
Lloyd Blankfein lors d'une conférence organisée par la Clinton Global Initiative
© Reuters - Shannon Stapleton

Si elles font moins de bénéfice aujourd'hui, et c'est là qu'arrive le positif, c'est parce que [les régulations post-crise produisent leurs effets](http:// http://www.pressreader.com/belgium/the-wall-street-journal-europe/20160420/281496455459413). Pour n'en citer qu'une, les banques d'investissements ne peuvent plus, comme avant, spéculer avec leur propre argent sur les marchés. Du coup, leurs résultats dépendent davantage des demandes de leur client, qui souhaitent ou non investir, acheter, ou vendre.

Elles sont plus dépendantes de "la finance réelle" en quelque sorte, alors qu'auparavant, ces banques pouvaient faire des profits indépendamment de l'activité financière, voire en faisant des paris financiers contre leurs clients, comme Goldman Sachs l'a fait pendant la crise financière ce qui lui a valu le surnom de Goldman Sacks, avec un K, c'est à dire Goldman pille. Cela n'est plus possible, c'est une bonne chose.

Des marchés financiers déboussolés depuis janvier

La mauvaise nouvelle, c'est que les banques américaines sont un thermomètre, et que leurs mauvais résultats confirment que ça tourne de moins en moins rond sur la planète financière. Marchés boursiers turbulents, économie chinoise incertaine, taux négatifs, banques centrales désemparées, toutes ces choses qu'on ressasse depuis le début de l'année n'aident pas à rétablir un climat de confiance dans l'avenir; la confiance cet élément clef de l'économie.

A court terme, ces mauvais résultats affectent d'abord les 36 000 salariés de Goldman Sachs, car dans la finance aussi, quand on doit réduire les coûts, on commence par là et d'après les analystes financiers consultés par Bloomberg, il y a de quoi faire des économies sur les dépenses de personnel.

Licenciements, délocalisation de certaines activités dans des villes où les salaires sont moins élevés qu'à New York, notamment Dallas, Salt Lake City, ou Bangalore en Inde, postes laissés vacants, c'est la panoplie des mesures envisagées, et, j'ai gardé la plus blig bling pour la fin, les frais personnels d'avion, d’hôtel et d'amusement (entertainement) ne seront désormais remboursés aux employés QUE s'il y a une démarche commerciale à la clef et qu'ils servent les intérêts des clients.