5.295,20 points, un plus haut depuis le 15 janvier  2008, juste avant la crise financière de l'été suivant
5.295,20 points, un plus haut depuis le 15 janvier 2008, juste avant la crise financière de l'été suivant
5.295,20 points, un plus haut depuis le 15 janvier  2008, juste avant la crise financière de l'été suivant ©AFP - ERIC PIERMONT
5.295,20 points, un plus haut depuis le 15 janvier 2008, juste avant la crise financière de l'été suivant ©AFP - ERIC PIERMONT
5.295,20 points, un plus haut depuis le 15 janvier 2008, juste avant la crise financière de l'été suivant ©AFP - ERIC PIERMONT
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Résumé

Paris, New York Francfort et Tokyo... les salles de marchés du monde entier ont salué les résultats du premier tour de la présidentielle française. Emmanuel Macron donné gagnant au second tour, le risque d'explosion de la zone euro est levé. Why worry?

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C'est la une du Financial Times aujourd'hui: en France, en Europe, mais aussi aux Etats Unis et en Asie, les marchés actions sont en forte hausse, car ils font le pari qu'Emmanuel Macron va gagner l'élection française.

Au point que John Authers, l'un des plus anciens éditorialiste de ce journal conclue un article très fouillé, non pas avec ces mots, mais avec une chanson de Bob Marley.

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Pas d'inquiétude, donc à avoir, tout va bien se passer, comme le dit cette chanson de Bob Marley.

Emmanuel Macron, décrit par les journaux économiques anglo-saxon comme un "Liberal socialist pro-business", (pas besoin de traduire) a 20 points d'avance dans les sondages sur Marine Le Pen, qui elle est décrite comme "Far right leader with populist economic agenda", leader d’extrême droite avec un programme économique populiste".

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Du coup, les scénarios qu’échafaudent les analystes vont tous dans le même sens, comme l'écrit Laurence Boone, ancienne Sherpa de François Hollande, aujourd'hui revenue dans le privé.

Il reste trois tours, (le second tour de la présidentielle, et les deux tours des législatives), mais tous sont pro-réforme. Laurence Bonne.

Avec la perspective d'un Emmanuel Macron président Français, c'est le risque d'explosion de la zone euro qui s'éloigne, et donc tous les risques systémiques qui en découlaient pour les acteurs financiers.

Toutes les valeurs bancaires bondissent

Le CAC 40 a pris 4% dès l'ouverture, tiré par la montée des cours de Crédit Agricole, 10,86%, Société Générale, 9,86%, Bnp Paribas 7,52%... La bourse de Paris a même retrouvé le niveau qu'elle avait le 15 janvier 2008, avant la crise financière, rendez vous compte.

L'écart de taux entre la dette allemande et la dette française, que l'on appelle le "spread", et qui permet de jauger l'inquiétude des marchés financiers vis à vis des pays de la zone euro, l'Allemagne étant la référence, cet écart est revenu à 50 points de base, c'est à dire 0.5 point de différence, alors qu'il était monté à 80 au moment des affaires Fillon, et 83-84 avec la percée de Jean-Luc Mélenchon ces dernières semaines.

La détente est générale, pas seulement en France. Hier, l'euro a grimpé, au point d'atteindre la parité qu'il avait avec le dollar avant l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats Unis. Les actions de banques, pourtant mal en point, comme Unicredit en Italie, ou Deutsh Bank et Commerzbank en Allemagne, ont elles aussi bondi de 10% environ.

Tout cela n'est-il que spéculation?

Il y a une part de spéculation. Comme pour le Brexit, des fonds spéculatifs ont acheté des valeurs françaises, et fait un pari sur le deuxième tour avec l'espoir d'empocher des gains et de repartir vers d'autres cieux incertains, mais 1 c'est impossible à mesurer et 2, c'est plutôt marginal.

Les plus gros acteurs des marchés français ce sont des investisseurs de long terme, assurance, gérant de fond d'investissement et autre, et ils ont réellement eu peur ces dernières semaines.

On mesure cette peur au cours du V CAC, un produit financier qui permet de se couvrir contre une chute du CAC 40. Vendredi ce V CAC était aussi cher qu'au moment du Brexit, et lundi 24 avril sa valeur a baissé de 40%.

Plus personne (ou presque) n'en veut, plus besoin de se couvrir.

ll y a de quoi être optimiste à moyen terme, m'a dit Alexandre Baradez, analyste chez IG France. Le pétrole reste peu cher, il n'y a plus de risque politique en Europe, car l'Allemagne où se tiennent des élections prochainement reste pro-européenne, les données macro-économiques en Europe sont au vert, bref, les planètes s'alignent de nouveau.

Comme dirait un autre chanteur, Français celui là, "Tout va bien... tout va bien..... " et la planète finance de tourner maintenant ses yeux vers les Etats Unis et son fantasque président "Borderline". Après l'euphorie qui a suivi l'élection de Donald Trump, les marchés financiers sont en attente des réalisations promises. Comme quoi, il y a toujours un moment où les scénaris doivent remplir leurs promesses.

Marie Viennot