France Culture
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Ca n'est pas toujours joli joli ce qui se passe dans les arrières cours des partis politiques à la veille d'une échéance électorale. Et les régionales à venir, au mois de décembre, semblent bien ne pas devoir faire exception à la règle...

assemblée politique
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- DR

Il y a des régions, que ce soit à droite ou à gauche, où la défaite est actée d'avance. Le parti socialiste, par exemple, considère qu'il n'a absolument aucune chance en Nord Pas de Calais Picardie et en région PACA...Ce n'est donc pas la peine d'aller s'épuiser dans une bataille inutile. On va laisser les deux favoris monter sur le ring. La droite et l'extrème droite. Et face à leurs candidats "poids-lourds", on ne présente que des candidatures de témoignage : Dans le Nord, Pierre de Saintignon, inconnu au bataillon. Dans le Sud-Est, Christophe Castaner, dont la notoriété n'a toujours pas dépassée les frontières du département des Alpes de Haute Provence...Et quand on pose la question au PS : "Comment se fait-il ?". "Aaaah mais on n'a pas eu le choix, vous répond-on. On a fait avec les moyens du bord. Personne ne voulait y aller"... Ah Bon...La droite n'est pas en reste. Elle a fait la même chose dans les régions qu'elle considère acquise à la gauche. La Bretagne, notamment, où c'est l'obscur député Marc Le Fur qui affronte le ministre Le Drian donné vainqueur à plate couture. Ou encore en Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon où "Les Républicains" envoient au casse pipe le politologue, Dominique Reynié...Ensuite, c'est un peu comme dans un marigot. C'est calme en apparence. Rien ne se passe en surface. Mais en dessous, vous avez le tétard qui se fait manger par le goujon, qui lui se fait avaler par le brochet. Et au bout du compte, c'est le pêcheur qui récupère la mise...Prenons l'exemple de Midi-Pyrénées Languedoc-Rousillon. Aux dernières régionales, le bloc de gauche y était à plus de 60%. Aujourd'hui, ça s'est érodé. Mais il reste au delà des 40%. C'est largement suffisant pour l'emporter. D'autant que le candidat Front National est estimé, lui, à presque 30%...Petit problème quand même, la candidate socialiste, ancienne ministre, n'est annoncée qu'en trosième position au premier tour, avec même pas 20% d'intentions de vote. Et plus embêtant encore, la liste concurrente à gauche, emmenée par Europe Ecologie Les Verts en partenariat avec le Front de gauche, est donnée à 16%.Alors bien sûr, les Verts sont dans une logique d'alliance au second tour. Mais "16%, c'est beaucoup trop haut, ça. Les négociations s'annoncent ardues entre les deux tours". Branle bas de combat. Il faut changer ça... Y'a bien "Nouvelle Donne" qui peut déposer sa propre liste... "Nouvelle Donne", le parti de Pierre Larrouturou, proche du PS, et qui draine pas mal d'écologistes...Et puis "il y a les nouveaux alliés aussi qui peuvent déposer leur liste". Les "Ecologistes". C'est le nom de ce parti croupion de François de Rugy et Jean Vincent Placé en dissidence d'Europe Ecologie les Verts. "Il y a bien un député, là bas, qui est avec eux. Christophe Cavard. Oui. C'est ça. Bon bah voilà !"...Résultat : et "Nouvelle Donne" et Les "Ecologistes" ont déposé leur propre liste... Le journal Midi Libre (qui appartient au Radical de gauche Jean Michel Baylet, lui aussi allié des socialistes) a fait un récent sondage pour voir ce que ça donnait : 3% pour Nouvelle Donne. Et 3% pour les écologistes. Du coup, la liste Europe Ecologie Les verts emmenée par Gérard Onesta est descendue à 11% d'intentions de vote. "Aaaaah bah voilà. C'est beaucoup mieux comme ça. On va pouvoir négocier..."Et dans cette région, l'émiettement des voix à gauche pose d'autant moins problème que la droite semble tout faire pour affaiblir son candidat...Le coup bas n'est pas venu du parti "Les Républicains". Mais des alliés centristes, de l'UDI, dont le président Jean Christophe Lagarde a annoncé, hier soir, qu'il laissait libre les militants de soutenir ou pas Dominique Reynié... Ce qui laisse dubitatif le président UDI du département de l'Aude, Jean François Daraud. Il se demandait hier sur TV Carcassonne si ça n'était pas "voulu de sacrifier cette région pour qu'elle puisse servir de monnaie d'échange plus tard (avec la gauche), au nom du front républicain, peut-être avec la région PACA"...Oh non, Monsieur Daraud, quand même. ils n'oseraient pas faire ça...

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