Valéry Giscard d'Estaing dans les jardins de l'Elysée pour la première interview présidentielle du 14-Juillet, en 1978
Valéry Giscard d'Estaing dans les jardins de l'Elysée pour la première interview présidentielle du 14-Juillet, en 1978 - Ina
Valéry Giscard d'Estaing dans les jardins de l'Elysée pour la première interview présidentielle du 14-Juillet, en 1978 - Ina
Valéry Giscard d'Estaing dans les jardins de l'Elysée pour la première interview présidentielle du 14-Juillet, en 1978 - Ina
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C'est la dernière du quinquennat pour François Hollande. Exercice de haute voltige dans le climat politique actuel. Alors, le président peut tenter de trouver l'inspiration chez ses prédécesseurs.

D'abord, François Hollande peut choisir d'incarner la figure régalienne. Prendre de la hauteur, en ce 14 juillet, camper le chef des armées et dédaigner les petites polémiques. Exemple lors de la première interview du genre, le 14 juillet en 1978. Valéry Giscard d'Estaing évoque modestement l'image de l'armée française :

Billet politique 1 - V. Giscard d'Estaing sur l'image de l'armée

5 sec

Il est vrai que l'exercice était plus facile à l'époque : les seules questions d'actualité sont posées avec d'infinies précautions oratoires :

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Billet politique 2 - V. Giscard d'Estaing - ce n'est pas la circonstance

18 sec

D'autres entretiens du 14 juillet ont été plus politiques, en particulier en période de cohabitation. En 1986, François Mitterrand refuse de signer les ordonnances prises par son premier ministre Jacques Chirac.

Devenu président, Jacques Chirac est lui confronté aux affaires, dans son entretien du 14 juillet 2001. Il ne s'agit pas de frais de coiffeurs, mais de mystérieux frais de voyage à l'étranger, qui choquent l'opinion. Dans ce cas la méthode est simple : contre-attaquer les yeux dans les yeux :

Billet politique 3 - J. Chirac - elles font pschitt

6 sec

Le 14-Juillet, c'est aussi l'occasion de réaffirmer sa stature présidentielle. Le père de la Nation ne saurait tolérer que les jeunes loups lui fassent de l'ombre. Défié par Emmanuel Macron, son ministre de l’Économie, François Hollande osera-t-il reprendre la pique de Jacques Chirac en 2004, adressée à son ministre des Finances d'alors, Nicolas Sarkozy ?

Billet politique 4 - J. Chirac - je décide il exécute

10 sec

Nicolas Sarkozy, lui, voulait supprimer cette interview du 14-Juillet, jugée anachronique et désuète.

Jusqu'ici, François Hollande n'a pas prouvé le contraire... Ses entretiens estivaux se sont d'ailleurs soldé en général par des audiences assez faibles. En baisse encore l'an dernier : 6 millions de téléspectateurs, soit moins d'un Français sur dix.