Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale depuis 2017 ©Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale depuis 2017 ©Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'éducation nationale depuis 2017 ©Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP
Publicité
Résumé

La question de l'autorité à l'école est une constante, semble-t-il, pour un ministre de l'éducation nationale ou un président de la République. Nos dirigeants ont-ils réellement autorité sur l'autorité ?

En savoir plus

Je vous ai écouté Jean-Michel Blanquer, lundi matin, face à Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV et en toute fin d'interview, vous avez dit ceci.  

Jean-Michel Blanquer sur BFM TV le 28/05/2018

18 sec

La sanction, le sens de celle-ci, sa proportionnalité, on entend bien votre raisonnement mais si vous exposez ce sujet, si vous en parlez, c'est bien qu'il y a des difficultés et qu'il y a donc nécessité à agir.  

Publicité

Sous le précédent quinquennat, François Hollande lors de ses vœux au monde éducatif en janvier 2015 aura lui aussi à se prononcer sur ce terrain. C'était son virage autoritaire à lui.  

François Hollande le 21/01/2015

16 sec

Et on poursuit notre voyage dans ces archives grâce à notre machine à remonter le temps. Nous sommes à présent le 15 février 2008. Nicolas Sarkozy, président de la République depuis moins d'un an prononce un discours à Périgueux, dans la ville de son ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos.  

Nicolas Sarkozy le 15/02/2008

27 sec

En 2008, vous êtes à ce moment là, vous, Jean-Michel Blanquer, recteur de l'Académie de Créteil depuis 2007. Avant cela, en 2006, vous étiez au ministère de l'éducation nationale, un bref passage comme directeur adjoint au cabinet du ministre Gilles de Robien. Mais pendant le quinquennat Sarkozy, après le rectorat de Créteil, vous êtes directeur général de l'enseignement scolaire dans ce même ministère entre 2009 et 2012.  Vous êtes connus du monde éducatif mais dans l'esprit de celui-ci, votre oeuvre sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy rime avec coupes budgétaires et suppressions de postes : 80 000 à l'époque. Est-ce bien raisonnable quand on veut restaurer les valeurs d'autorité, de respect, de politesse ou de courtoisie ?

Et que se disait-il encore chez nos politiques avant cela, au début du siècle, sous Jacques Chirac ? 

Un président plutôt taiseux sur le sujet de l'éducation nationale. En mai 2001, on est sous cohabitation, le ministre de l'éducation s'appelle Jack Lang et le président de la République sort de sa réserve, comme on peut le lire à l'époque dans le quotidien La Croix, à la tribune du 82ème congrès de la fédérations des Parents d'élèves, la Peep. Et il réaffirme les grandes valeurs et les grands principes qui doivent régir l'école. Il est, peut-on lire encore dans cet article, "très attendu sur ce sujet par les parents d'élèves qui font de la violence scolaire leur souci numéro un". Et il dit ceci : 

"Rien ne serait légitimer la violence et le non-respect de l'autre" - Jacques Chirac

Sur le front des mesures, Jacques Chirac s'inspire des propositions d'Eric Debarbieux, spécialiste de la violence à l'école, qui inspire depuis deux ans déjà (1999) les mesures de lutte contre la violence : respect des règles, sanction immédiate.

"Toute transgression doit être suivie d'une sanction ou d'une réparation" - Jacques Chirac

Lui qui était paraît-il un enfant turbulent s'attache une fois président à faire respecter l'autorité car il incarne l'autorité. N'est-on pas là en réalité au cœur du sujet. N'est-ce pas vous les politiques qui souffraient d'un déficit d'autorité ou pensant en souffrir, répétaient comme un mantra depuis des années "l'autorité, l'autorité, l'autorité" mais sans finalement jamais parvenir à régler le problème dans le milieu scolaire ?

Réponse de Jean-Michel Blanquer sur France Culture le 30/05/2018

1 min