Les députés votent le 16 février 2016 sur la prolongation de l'état d'urgence ©Maxppp - Francois Lafite/Wostok Press
Les députés votent le 16 février 2016 sur la prolongation de l'état d'urgence ©Maxppp - Francois Lafite/Wostok Press
Les députés votent le 16 février 2016 sur la prolongation de l'état d'urgence ©Maxppp - Francois Lafite/Wostok Press
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Résumé

Une semaine après le Sénat, l'Assemblée nationale devrait prolonger une nouvelle fois l'état d'urgence instauré après les attentats de Paris. Ce régime d'exception durerait trois mois de plus après le 26 février. Focus ce matin sur les assignations à résidence prononcées depuis le 13 novembre.

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Depuis trois mois jour pour jour, Ali passe le plus clair de son temps dans son 39m2 situé en banlieue parisienne, entre sa chambre et son canapé où il se documente sur l'état d'urgence et en particulier sur les "notes blanches". Ces notes secrètes du renseignement le présentent comme proche d'un imam radical. Ali réfute ces documents qui lui valent d'être assigné à résidence depuis le 16 novembre.

"Ali" témoigne de son quotidien d'assigné à résidence depuis le 16 novembre

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A ce jour, aucune information judiciaire n'a été ouverte contre Ali, même après une perquisition menée chez lui le 2 décembre dernier.

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Pourquoi poursuivre les assignations à résidence dans le cadre de l'état d'urgence ?

En fixant certaines personnes, à certains endroits, les services de renseignements et de sécurité peuvent se consacrer à des profils plus dangereux. Pour Jean-Luc Taltavull, secrétaire général adjoint du syndicat des commissaires de la police nationale, c'est tout l'intérêt de l'assignation à résidence.

De l'utilité des assignations à résidence pour la police

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 Céline Berthon, secrétaire générale du Syndicat national des commissaires de police, le confirme : ces assignations et les perquisitions administratives prononcées dans le cadre de l'état d'urgence sont des outils de renseignement très utiles.

Pour être efficace, le renseignement n'a pas à dévoiler ses "recettes"

45 sec

Maître Marie Dosé se retrouve confrontée à l'argument de la sécurité intérieure à chaque fois qu'elle tente de faire lever une assignation à résidence pour ses clients. Mais il est *difficile de contester les "notes blanches" des services de renseignement. *

Pour Me Dosé, l'état d'urgence crée une justice "empêchée"

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La décision de supprimer le caractère anonyme des "notes blanches" avait pourtant été prise par Nicolas Sarkozy dès 2002** **lorsqu'il était au ministère de l'Intérieur. Cette décision a été plusieurs fois confirmée, détails avec Catherine Duthu dans le journal de 12h30 présenté par Antoine Mercier. **Isabelle Attard, **députée rattachée au groupe écologiste, demande plus de transparence sur les méthodes des services de renseignement.

Les "notes blanches" étaient appelées à disparaître en 2002

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Références

L'équipe

Catherine Petillon
Collaboration
Éric Chaverou
Collaboration
Abdelhak El Idrissi
Collaboration