Militants PS (à gche) et LR ce dimanche soir à l'annonce des résultats du 1er tour. Benoît Hamon et François Fillon étant éliminés d'entrée.
 Militants PS (à gche) et LR ce dimanche soir à l'annonce des résultats du 1er tour. Benoît Hamon et François Fillon étant éliminés d'entrée. - AFP (Quentin Veuillet / Citizenside) et Maxppp (Franck Dubray)
Militants PS (à gche) et LR ce dimanche soir à l'annonce des résultats du 1er tour. Benoît Hamon et François Fillon étant éliminés d'entrée. - AFP (Quentin Veuillet / Citizenside) et Maxppp (Franck Dubray)
Militants PS (à gche) et LR ce dimanche soir à l'annonce des résultats du 1er tour. Benoît Hamon et François Fillon étant éliminés d'entrée. - AFP (Quentin Veuillet / Citizenside) et Maxppp (Franck Dubray)
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Pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, les deux grands partis de droite et de gauche sont éliminés dès le premier tour de la présidentielle. Chez les militants et sympathisants, la défaite n'a pas été vécue de la même manière dans les QG de leurs candidats. Reportage.

Ni droite, ni gauche. Pour les grands partis en tout cas.

François Fillon est arrivé en 3e place hier, avec 19,94% des voix. Il dit assumer ses responsabilités, alors que ses soutiens déplorent une campagne minée par les affaires, avec un programme inaudible.

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Quant à Benoît Hamon, il reconnaît une "sanction historique envers le Parti socialiste" : 6,35% des voix, hier.

Les deux hommes ont appelé à faire barrage au Front national et à voter pour Emmanuel Macron, au second tour.

Avec une question en suspens : comment se relever de cette présidentielle pour ces 2 partis traditionnels de gouvernement ? Quand la gauche et la droite classique ne recueillent au total que 26,29% des voix !

Reportage de Lise Verbeke et Stéphane Robert.

Yanis, 19 ans, lucide, mais qui croit au renouveau d'un PS différent avec la dynamique de Benoît Hamon :

Cette élection marque un désaveu des partis traditionnels, pas que le Parti socialiste. Les Républicains aussi se sont effondrés. On aura toujours besoin de partis. On a réussi à renouveler les idées du PS et il faudra continuer dans cette voie. Beaucoup de gens s'y reconnaîtront et tous les socialistes seront encore invités. On va reconstruire sur de nouvelles bases. Il y a encore des choses à faire. Le socialisme ne mourra jamais. Ce n'est pas une défaite qui fera tomber le Parti socialiste ni le socialisme.

Anne-Marie, chez Les Républicains, tire à boulets rouges sur Emmanuel Macron :

De toutes façons, Macron, on ne sait pas ce qu'il est ! Il n'est rien. Et d'ailleurs, il le dit. Il revendique son néant : "je ne suis ni de droite, ni de gauche". Il n'a pas de genre, pas d'identité culturelle, pas d'identité politique. C'est un ectoplasme fabriqué sans doute par ce qu'il y a de pire dans notre société contemporaine ! C'est-à-dire que c'est la quintessence de la postmodernité.

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