Détail de la table de Peutinger appelée aussi carte des étapes de Castorius, une copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain.
Détail de la table de Peutinger appelée aussi carte des étapes de Castorius, une copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain. ©Getty
Détail de la table de Peutinger appelée aussi carte des étapes de Castorius, une copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain. ©Getty
Détail de la table de Peutinger appelée aussi carte des étapes de Castorius, une copie du XIIIe siècle d'une ancienne carte romaine où figurent les routes et les villes principales de l'Empire romain. ©Getty
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Nos antiques ancêtres sont de grands voyageurs, sur des routes qui les conduisent jusqu’au bout du monde connu. Si le principal but est le commerce, ces voyages sont l'occasion d'échanger des savoirs et de s'étonner des similitudes et des différences entre les peuples.

Avec
  • Maurice Sartre Professeur émérite d’Histoire ancienne à l'Université de Tours, rédacteur en chef de la revue internationale Syria.

Nos ancêtres voyageaient beaucoup : Grecs, Romains, Égyptiens, mais aussi venus d’Afrique ou d’Asie.  Les hommes n’étaient pas les seuls à se déplacer. Les marchandises et les savoirs circulaient dans l’Antiquité. Empruntons les routes antiques, celles qui nous conduisent jusqu’au bout du monde connu et au-delà. Mais si sous nous les empruntons, il faut savoir les rendre à ceux qui les ont parcourues et qui nous intriguent, aujourd’hui encore. Xavier Mauduit

Que connaissaient les Anciens du reste du monde ? À partir du VIe siècle av. J.C., les cités et royaumes méditerranéens lancent de grandes expéditions pour découvrir l’Afrique et l’Asie.

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Même s’ils ignorent encore l’existence de l’Océanie et de l’Amérique - dont certains géographes ont pourtant l’intuition -, les Grecs et les Romains mettent en place un important réseau commercial à travers ce qu’ils désignent par le terme « d’oikouménè », c’est-à-dire le monde connu et habité. Pour cela, ils créent de nombreuses routes terrestres et maritimes. Très vite, la traversée pour l’Inde ou la Chine n’est plus considérée comme une expédition mais comme un simple voyage commercial ! Les différents peuples antiques échangent des biens rares, de ceux qu’ils ne peuvent pas produire localement : myrrhe, ivoire, corne de rhinocéros, huile de noix de coco, aromates, coton, fer, riz, huile de sésame, sucre de canne… À tel point que les historiens ont utilisé le terme de « première mondialisation » pour décrire l’économie et l’efflorescence intellectuelle antique. 

Le Cours de l’histoire nous emmène aujourd’hui sur ces routes antiques pour découvrir les échanges commerciaux, mais surtout culturels entre les différents mondes anciens.

Avec Maurice Sartre, professeur émérite d’histoire ancienne à l'Université de Tours, spécialiste de la Syrie antique_._ Il est auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire du monde grec et du monde romain oriental, notamment   Le bateau de Palmyre. Quand les mondes anciens se rencontraient. VIe siècle av. J.-C./VIe siècle après J.-C. (Tallandier, 2021). 

Peu de gens, même pratiquement pas, font la route d’un bout à l’autre, de la méditerranée à la Chine : il existe des relais. On a l’exemple d’une expédition partie de Syrie du Nord et qui va jusque dans le « pays des cerfs », le Turkestan chinois ou le sud-ouest de la Chine, mais en général les échanges se font plutôt par relais. Les voyages plus lointains se font en bateau (...) les gens de l’Antiquité sont habitués à des voyages lents, le plus rapide étant le pas du cheval et, ils sont habitué à des voyages longs.  Maurice Sartre

Sons diffusés :

  • Archive – 1973 - ORTF – Extrait d'une création radiophonique sur les voyages de Pithéas, la terre est ronde comme une orange.
  • Archive – 1949 - ORTF – Alfred Foucher, historien de l’art parle de Darius, roi de Perse. 
  • Lecture  par Olivier Martinaud d’un extrait de L'Inde par Arrien qui cite Mégasthène, diplomate, historien et géographe. 
  • Archive – 09/08/1966 – Carte postale de Syrie, Palmyre
  • Lecture  par Olivier Martinaud d’un extrait du Livre des Han postérieurs (ou Hou Hanshu).

L'équipe

Xavier Mauduit
Xavier Mauduit
Xavier Mauduit
Production
Anne-Toscane Viudes
Collaboration
Eric Lancien
Réalisation
Odile Joëssel
Collaboration
Marion Dupont
Collaboration
Valentine Lauwereins
Collaboration
Milena Aellig
Réalisation
Somaya Dabbech
Réalisation
Maïwenn Guiziou
Production déléguée