Les gardiens de Paris devant l'ambassade d'Espagne au 24-26 Boulevard de Courcelles, Paris, le 14 octobre 1909
Les gardiens de Paris devant l'ambassade d'Espagne au 24-26 Boulevard de Courcelles, Paris, le 14 octobre 1909
Les gardiens de Paris devant l'ambassade d'Espagne au 24-26 Boulevard de Courcelles, Paris, le 14 octobre 1909  ©Getty -  M. Rol /ullstein bild
Les gardiens de Paris devant l'ambassade d'Espagne au 24-26 Boulevard de Courcelles, Paris, le 14 octobre 1909 ©Getty - M. Rol /ullstein bild
Les gardiens de Paris devant l'ambassade d'Espagne au 24-26 Boulevard de Courcelles, Paris, le 14 octobre 1909 ©Getty - M. Rol /ullstein bild
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Résumé

A la suite de la police napoléonienne et celle des Empires, comment la police s'institutionnalise-t-elle ? Cette police républicaine s'inspire des idéaux de la Révolution de 1789, mais elle aura peut-être plus de difficultés à les appliquer sur le terrain...

avec :

René Lévy (chercheur au CNRS rattaché au CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales).), Anne Steiner (Maître de conférences en sociologie à l'université de Paris Ouest-Nanterre.).

En savoir plus

Pour connaître la définition d’un mot, il suffit de regarder dans un dictionnaire. Prenons le Trésor de la langue française, du CNRS et de l’Université de Lorraine. Pour le mot « police », il est dit : « Organisation politique et administrative (d'une société, d'un État) ». S’y trouve aussi une précision étymologique. Dans « police », il y a polis, la cité grecque antique, dans le sens « administration veillant au bon ordre ». 

Sinon, nous pouvons consulter Le Dictionnaire des idées reçues ou Catalogue des opinions chics, un ouvrage inachevé de Gustave Flaubert. Écrit au XIX e siècle, il est publié à titre posthume en 1913 par Louis Conard. Flaubert cite Jules Noriac, pour le mot « imbécile » : « L’épicerie est respectable. C’est une branche du commerce. L’armée est plus respectable encore, parce qu’elle est une institution dont le but est l’ordre. L’épicerie est utile, l’armée est nécessaire ». Flaubert donne aussi la définition de gendarmes : « Rempart de la société ». Quant aux mouchards, ils sont « tous de la police ». Regardant maintenant pour le mot « police » : « police : A toujours tort ». 

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Gustave Flaubert est mort en 1880, dix ans après la proclamation de la Troisième République. Lui qui a connu « la police à papa », celle de « la bande à Vidocq » a vu se mettre en place la police que nous connaissons aujourd’hui : comment la police est-elle devenue républicaine ?

Nous recevons pour en parler ce matin Anne Steiner, maître de conférence en sociologie à l’université de Paris Ouest Nanterre. Elle est notamment l’auteure de Le temps des révoltes. Une histoire en cartes postales des luttes sociales à la “Belle époque”, paru aux éditions L’échappée, en 2015; ainsi que René Lévy, chercheur au CNRS rattaché au CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales). Il est notamment l’auteur, avec Jean-Marx Berlière, de l'Histoire des polices en France, de l’ancien régime à nos jours, paru chez Nouveau Monde Éditions, en 2013.

Archives : 

  • Extrait de La bande à Bonnot, de Philippe Fourastié,1968
  • Edmond Locard dans les Actualités Françaises, le 22/02/1951

Lectures par Olivier Martinaud :  

  • Extrait du Journal de Gambetta, 26 janvier 1879
  • La guerre sociale de Gustave Hervé, 17 octobre 1909

Musiques :

  • Générique de la série télévisée Les Brigades du tigre, de Claude Desailly, diffusée sur Antenne 2 en 1974 et 1983 
  • L'hécatombe de Georges Brassens 
Références

L'équipe

Xavier Mauduit
Production
Anne-Toscane Viudes
Collaboration
Marion Dupont
Collaboration
Milena Aellig
Réalisation
Peire Legras
Réalisation
Camille André
Collaboration
Anaïs Kien
Chronique