De gauche à droite : vétéran de la Première Guerre mondiale, James George Hanakah (PaitchDoAhHeKah) en 1910 et  Homer Snake, ancien combattant de la guerre de sécession en 1900
De gauche à droite : vétéran de la Première Guerre mondiale, James George Hanakah (PaitchDoAhHeKah) en 1910 et  Homer Snake, ancien combattant de la guerre de sécession en 1900  ©Getty - Charles Van Schaick/Wisconsin Historical Society
De gauche à droite : vétéran de la Première Guerre mondiale, James George Hanakah (PaitchDoAhHeKah) en 1910 et Homer Snake, ancien combattant de la guerre de sécession en 1900 ©Getty - Charles Van Schaick/Wisconsin Historical Society
De gauche à droite : vétéran de la Première Guerre mondiale, James George Hanakah (PaitchDoAhHeKah) en 1910 et Homer Snake, ancien combattant de la guerre de sécession en 1900 ©Getty - Charles Van Schaick/Wisconsin Historical Society
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Comment les Amérindiens ont vu, perçu, et vécu l'arrivée des Occidentaux et la colonisation ? Aujourd'hui Le Cours de l'histoire aborde l'effet miroir de la colonisation.

Avec

De quoi avons-nous besoin pour faire une rencontre ? D’au moins deux personnes : un homme et une femme, deux hommes ou deux femmes, au moins. Avec plus, c’est bien aussi. Pour faire une rencontre, il faut surtout un qualificatif, car la rencontre peut-être mauvaise, fortuite, inattendue, fâcheuse, amoureuse ou encore providentielle. 

La rencontre, toute seule, a longtemps indiqué l’action de combattre : « Hardi à la rencontre, hardi à l’attaque », écrivait Rabelais dans son  Gargantua. Dans l’argot des bas-fonds parisiens, une tire à la rencontre est un vol à la tire qui s’opère en bousculant sa victime. Action de combattre ou de dérober, la rencontre – par les sens que peut prendre ce mot – n’est pas toujours heureuse. Un océan sépare la rencontre guerrière et la rencontre amoureuse. 

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Pour l’exploration du monde, celui qui a longtemps été le « découvreur » a beaucoup parlé, mais qu’a dit le « découvert » (triste mot) ? Et si nous nous mettions à la place des  découverts, des vaincus ? 

Dans le première partie de l'émission nous recevrons Thomas Grillot, chargé de recherches au CNRS à l'UMR8168 Mondes Américains et membre du Centre d'études nord-américaines de l'EHESS. Il est l’auteur de Après la Grande Guerre, comment les Amérindiens des Etats-Unis sont devenus patriotes (1917-1947) Éditions de l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales), 2014.  

Dans la seconde partie de l'émission nous renversons l’histoire : et si la découverte des Amériques avait mené à la conquête du monde, non par les Européens, mais par Atahualpa ? Dans sa fiction contrefactuelle parue chez Grasset, Civilizations, Laurent Binet envisage un monde où ce n’est pas Christophe Colomb qui pose le pied dans les Caraïbes, mais une reine Islandaise ; où Atahualpa traverse l’Atlantique pour envahir l’Europe, et où il substitue les lamas aux moutons du Vieux continent. 

Sons diffusés : 

Archives : 

  • Les Indiens d'Amérique, réalisateur Alain Castanet, France 3, 29/04/1976
  • Terre des arts, réalisateur Michel Mitrani, ORTF,9/10/1962
  • Extrait du Journal Télévisé de 13h, TF1, 13/10/1992

Musique : 

  • Les Indes galantes : Concert II en Ré Maj et min, La gloire vous appelle (Air de Bellone) de Jean-Philippe Rameau, dirigé par Jean-Christophe Frisch 
  • Something on your mind par Karen Dalton
  • Chivo groove de Gustavo Santaolalla (B.O. du film Amours chiennes)

Lectures par Olivier Martinaud : 

  • Extrait de « Civilizations » de Laurent Binet, Grasset, 2019
  • Extrait de Chant général de Pablo Neruda, publié chez Gallimard

Générique de l'émission : Origami de Rone

Rediffusion de l'émission du 8/10/2019, et première diffusion du Journal de l'histoire d'Anaïs Kien en fin d'émission, à réécouter ici :

L'équipe

Xavier Mauduit
Xavier Mauduit
Xavier Mauduit
Production
Anne-Toscane Viudes
Collaboration
Marion Dupont
Collaboration
Peire Legras
Réalisation
Camille André
Collaboration
Thomas Jost
Réalisation
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Anaïs Kien
Production déléguée