Axel Fersen (vers 1800) par Carl Fredric von Breda, Chateau de Löfstad, Suède et Marie-Antoinette (1783) par Élisabeth Vigée-Lebrun, National Gallery of Art, Washington. (Wikipédia).
Axel Fersen (vers 1800) par Carl Fredric von Breda, Chateau de Löfstad, Suède et Marie-Antoinette (1783) par Élisabeth Vigée-Lebrun, National Gallery of Art, Washington. (Wikipédia).
Axel Fersen (vers 1800) par Carl Fredric von Breda, Chateau de Löfstad, Suède et Marie-Antoinette (1783) par Élisabeth Vigée-Lebrun, National Gallery of Art, Washington. (Wikipédia).
Axel Fersen (vers 1800) par Carl Fredric von Breda, Chateau de Löfstad, Suède et Marie-Antoinette (1783) par Élisabeth Vigée-Lebrun, National Gallery of Art, Washington. (Wikipédia).
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Un bal, une danse et c'est le début d'une histoire d'amour qui dure dix ans, jusqu'à la mort. Marie-Antoinette, reine de France, vit une passion adultérine à distance avec le comte Axel de Fersen. Ils entretiennent une correspondance souvent codée, parfois caviardée, mais toujours passionnée.

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Les folles amours des puissants seraient-elles différentes des émotions des simples manants ? Les secrets de la reine, la tragédie amoureuse de la comtesse, l’émoi de marquise, autant de sujets qui plaisent et – disons-le – qui énervent aussi quand l’histoire se limite à décortiquer les sentiments d’un individu et plus souvent de deux. Pourtant, une histoire d’amour est un objet culturel, car elle reflète l’air du temps et car elle fluctue selon le contexte dans lequel elle se construit. Ces histoires sont ensuite racontées, et parfois rabâchées, mais elles portent toujours la même interrogation : pourquoi les amours des rois et des reines fascinent-elles tant ? (Xavier Mauduit)

Comment entretenir une relation amoureuse à distance ? Après l’échec de la fuite à Varennes, en 1791, confinée au palais des Tuileries, Marie-Antoinette écrit au comte suédois Axel de Fersen. Étaient-ils amis ? Étaient-ils amants ? Cette question passionne. Depuis la mort de la reine en 1793, les uns préfèrent n’y lire qu’une amitié fidèle et une histoire d’amour platonique ; les autres n’hésitent pas à présenter l’Autrichienne en libertine. Au fil des siècles, Marie-Antoinette se fait le miroir de l’évolution des préoccupations sur le sentiment amoureux. Des analyses récentes de la correspondance de la reine ont permis de déchiffrer les passages raturés et ont révélé des déclarations enflammées.

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Avec Évelyne Lever, spécialiste de l'histoire du XVIIIe siècle, elle est notamment l'autrice de Marie-Antoinette, Correspondance (1770-1793) (Tallandier, 2005),   Paris sous la Terreur (Fayard, 2019) et Le grand amour de Marie-Antoinette : Lettres secrètes de la reine et du comte de Fersen (Éditions Tallandier, 2020). 

Ces lettres (échangées entre Fersen et Marie Antoinette) sont connus depuis longtemps elles ont été publiées en 1877 par un arrière neveu de Fersen et ce sont des lettres qui sont politiques. Elles sont très intéressantes parce qu'elle permettent de comprendre quelle est vraiment la situation de la reine et quels sont ses vœux politiques depuis le retour de Varennes, soit la fin du mois de juin 1791 jusqu'au 10 août 1792, chute de la monarchie. C'est la dernière année de la monarchie. Comme c'est Fersen qui a organisé la fuite qui devait s'achever à Varennes, il n'est pas à Paris mais à Bruxelles tandis que la reine est à Paris, aux Tuileries, avec le roi. Ils s'écrivent pendant un an. (Évelyne Lever)

Dans la seule lettre complète qu'on ait de Marie-Antoinette, lettre uniquement amoureuse, elle se livre avec la sincérité d'une amante et ni son rang ni ses devoirs ne s'opposent à cet amour. C'est un amour qui a éclairé son existence. Elle est en faute par rapport à son devoir, peut-être qu'elle n'aime que sentimentalement cet homme, on ne peut pas dire s'ils ont été amant au sens où nous l'entendons, mais elle se livre à lui. (Évelyne Lever)

Sons diffusés :

  • Lecture par Tatiana Werner de la lettre datée du 29 juin 1791 de Marie-Antoinette au Comte de Fersen sur une musique de Vachon, Quatuor à corde en fa min op 5 n°3 par le Quator Cambini.
  • Archive - 09/06/1989 - Radio France - Extrait de l'émission Les chemins de la connaissance - La chaste Madame Riccoboni : les folies de l'amour au 18ème siècle.
  • Lecture par Tatiana Werner de la lettre datée du 25 octobre 1791 de Marie-Antoinette au Comte de Fersen sur une Musique de Jean-Baptiste Lully, Acis et Galatée, Ritournelle (Acte II).
  • Extrait du film écrit et réalisé par Sacha Guitry, Si Versailles m'était conté (1954).
  • Musique : Jean Ferrat - Bicentenaire.

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L'équipe

Xavier Mauduit
Xavier Mauduit
Xavier Mauduit
Production
Anne-Toscane Viudes
Collaboration
Eric Lancien
Réalisation
Odile Joëssel
Collaboration
Marion Dupont
Collaboration
Valentine Lauwereins
Collaboration
Milena Aellig
Réalisation
Maïwenn Guiziou
Production déléguée