

Ce "Gai savoir" questionne cette citation "philosopher, c'est apprendre à mourir". On y évoque ce que signifie "s'exercer à mourir", comment avoir en tête la mort et en quoi la mort est une école de vie.
Chapitres 19 et 20 du livre I
Vous aussi vous allez mourir, et ça ne me console pas. Votre mort n’est pas la mienne. Tout le monde y passe, mais personne à ma place. La mort a beau être l’affaire de tous, c’est d’abord le problème de chacun : et ce n’est pas parce que tous les hommes – en général - sont mortels, que je ne le suis pas moi-même. Qu’on ait vingt ans, qu’on soit grand-père, la mort est toujours jeune. Alors, que faire ? Penser la mort au risque de se gâcher la vie, ou bien perdre sa vie à essayer vainement d’oublier qu’elle s’achève ? En quoi est-il, aux yeux de Montaigne, préférable d’affronter la certitude de notre mort plutôt que de lui tourner le dos ? Pourquoi diable regarder en face un visage si laid ? C’est que, dit-il, « la préméditation de la mort est préméditation de la liberté celui qui a appris à mourir a désappris à servir ».
A la lecture : Julie-Marie Parmentier
On entend aussi, Les insomnies de Barbara, et le générique de la série Six Feet Under…
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