Robert Hirsch pose à côté du portrait de Molière après son interprétation du "Tartuffe" le 8 février 1974. ©AFP - Stringer
Robert Hirsch pose à côté du portrait de Molière après son interprétation du "Tartuffe" le 8 février 1974. ©AFP - Stringer
Robert Hirsch pose à côté du portrait de Molière après son interprétation du "Tartuffe" le 8 février 1974. ©AFP - Stringer
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Résumé

Première partie du "Gai savoir" consacré au Tartuffe de Molière.

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Le besoin d’une foi puissante n’est pas la preuve d’une foi puissante. C’est plutôt le contraire. Quand on croit en Dieu, on peut se payer le luxe d’en douter, d’en débattre, et il n’est pas nécessaire de l’imposer aux autres. Les Tartuffes, ce sont les fanatiques, qui compensent leur incrédulité par un surcroît de vertu, c’est-à-dire un surcroît de violence.

Tartuffe est un dévot, un bigot, un intégriste, c’est-à-dire un impie, un mécréant, un aventurier, un chasseur de pigeons qui trouve en Orgon une proie rêvée. Privilège du génie de Molière dont les vers, flinguant les hypocrites, résonnent aujourd’hui comme l’immense désaveu que la raison porte à ceux qui, faute de croire en Dieu, se prennent pour lui et développent, en usurpant sa place, un redoutable sens des affaires.

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Molière dans le rôle de César dans La Mort de Pompée, peint par Nicolas Mignard (1658). Collection Comédie-Française de Paris.
Molière dans le rôle de César dans La Mort de Pompée, peint par Nicolas Mignard (1658). Collection Comédie-Française de Paris.

A la réalisation : François Caunac

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Références

L'équipe

François Caunac
Réalisation
Paola Raiman
Collaboration
Alice Ramond
Collaboration