La Maison du Parti communiste français, le béton et la courbe

Le siège du Parti Communiste français hier et aujourd'hui
Le siège du Parti Communiste français hier et aujourd'hui - Julien Donada
Le siège du Parti Communiste français hier et aujourd'hui - Julien Donada
Le siège du Parti Communiste français hier et aujourd'hui - Julien Donada
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Place du Colonel Fabien, à Paris. On peut dire qu'elle n'a pas la cote, cette place : infranchissable, bruyante et un peu idiote avec sa touffe d'arbres au centre. C’est là, pourtant, que le Parti communiste a tenté de faire sa révolution moderne en 1971, avec son nouveau siège signé Oscar Niemeyer.

C’est une grande barre qu'on aurait assouplie en courbes et contre courbes et qui flotte très légèrement au dessus d'une drôle d'esplanade pour le moins mouvante, faite de bosses et de creux et qui remonte comme une vague sous le bâtiment. En avant, un dôme blanc, comme si on avait déposé ici celui d'une Eglise, sans façon mais pour garder, quand même, la trace de quelque chose de sacré.

Et si vous longez la grille qui ceinture le tout, vous tomberez sur un minuscule interphone muni d'une caméra. Sonnez/attendez. C'est le Parti communiste français qui vous ouvre.

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Le nouveau siège du PC, commandé au milieu des années 60 à l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, celui qui a fait surgir la capitale Brasilia de rien. Un bâtiment ultramoderne pour un Parti qui sentait poindre l'essoufflement poindre et qui voulait, disait-il changer !

Mais qu’est-ce qu’une architecture communiste, se demande-t-on devant l'objet ?

Crédit : Julien Donada / Camille Juza

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