France Culture
France Culture
Publicité
En savoir plus

La justice ordonne aux autorités publiques de réaliser rapidement des aménagements sanitaires pour améliorer le quotidien des quelques 6000 migrants et réfugiés de Calais."Il n'y a plus d'autorité de l'Etat", affirme Nicolas Sarkozy... Le président du parti Les Républicains sur la Sécurité égrène ses propositions : recentrer les missions des forces de l'ordre, créer un grand ministère de la sécurité publique, ou encore obliger les trafiquants de drogue à changer de quartier à leur sortie de prison. L'ancien majordome de Liliane Bettencourt jugé à Bordeaux. Il est poursuivi pour avoir enregistré clandestinement des conversations de la milliardaire. 5 journalistes comparaissent également, pour avoir publié des extraits de ces enregistrements."Les Matins des écrivains" : c'est aussi dans les journaux... Alors que les prix Goncourt et Renaudot doivent être annoncés aujourd'hui, Gérard Mordillat nous dira à quoi servent, selon lui, les prix littéraires.

Gérard Mordillat chronique les prix littéraires dans le journal d'Aurélie Kieffer sur France Culture... pic.twitter.com/KIM7fbWPBk
— Guillaume Erner (@guillaumeerner)

Publicité

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérard Mordillat : "Comme je suis un auteur "hors de prix" - dans tous les sens du terme, mon éditeur peut le confirmer - j'adore la cérémonie annuelle des Prix littéraires, le Goncourt, le Renaudot et de tous les autres rubans accrochés à la boutonnière des écrivains et des écrivaines. Ce qui est merveilleux avec ces prix, c'est leur caractère éphémère. Ils apparaissent un jour aux infos de treize heures et quelques instants plus tard ils disparaissent dans l'éther où disparaissent les insectes ou les champignons qui ne vivent qu'un jour. Sans souffrir d'Alzheimer c'est un défi de tenter de se souvenir des lauréats de l'année précédente et presque impossible de retrouver le noms des vainqueurs deux ans plus tôt sans même tenter de remonter à trois, quatre, cinq ans de distance. Non seulement personne ne s'en souvient (sauf l'auteur et sa mère bien sûr) mais tout le monde s'en moque. Ça n'a rien à voir avec la littérature ou alors c'est considérer le roman à l'égal des études sur les races bovines, sur les croisements productifs voire incestueux entre Gallimard, le Seuil et Grasset. C'est pour cela que ces prix sont si beaux ; aussi beaux à mes yeux que l'acte surréaliste du poète descendant dans la rue armé d'un revolver et tirant au hasard sur le premier venu. Pan ! Vous avez le prix, vous êtes mort. Car cela aussi est remarquable, bien des fois l'attribution d'un prix prestigieux signe la fin d'un auteur comme si, publiant son grand œuvre, il publiait son testament salué par une décoration en forme de nécrologie. Finalement heureusement que cette entreprise de pompes funèbres n'intervient qu'une fois l'an ! Ça sauve bien des vies. La mienne entre autres !" (Journal présenté par Aurélie Kieffer)