Cecilia Malmström le 18 juillet. La Commissaire Européenne au Commerce qui termine actuellement son mandat s'est jusqu'ici montrée ferme en menaçant de répliquer si les Etats-Unis surtaxent l'UE
Cecilia Malmström le 18 juillet. La Commissaire Européenne au Commerce qui termine actuellement son mandat s'est jusqu'ici montrée ferme en menaçant de répliquer si les Etats-Unis surtaxent l'UE ©AFP - Sébastien St-Jean
Cecilia Malmström le 18 juillet. La Commissaire Européenne au Commerce qui termine actuellement son mandat s'est jusqu'ici montrée ferme en menaçant de répliquer si les Etats-Unis surtaxent l'UE ©AFP - Sébastien St-Jean
Cecilia Malmström le 18 juillet. La Commissaire Européenne au Commerce qui termine actuellement son mandat s'est jusqu'ici montrée ferme en menaçant de répliquer si les Etats-Unis surtaxent l'UE ©AFP - Sébastien St-Jean
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Avec l'autorisation donnée aujourd'hui par l'OMC aux Etats-Unis de taxer à 7,5 milliards de dollars les importations européenne, l'UE menace à son tour de représailles. Outre l'aviation, l'automobile est menacée. Une guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’Union Européenne est-elle imminente ?

Avec
  • Sébastien Jean Professeur d'économie au Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM)

L'Union Européenne "n'aura pas d'autre option que de faire la même chose" : c'est ce que vient d'annoncer Cecilia Malmström alors que l'Union Européenne risque de se voir appliquer 7,5 milliards de dollars de taxe sur ses exportations vers les Etats-Unis. La tension était déjà perceptible hier lors d’une réunion des Ministres du Commerce des Etats membres, aux propos de la Commissaire européenne Cecilia Malmström qui déclarait l'UE « prête à défendre fermement ses intérêts ». 

Ce montant correspond au règlement d'un vieux litige entre Bruxelles et Washington au sujet des subventions que chacun avait accordées à son champion aéronautique et que chacun estimait abusive.   

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Cette décision tend les relations transatlantiques. L'Union Européenne qui accuse aussi les Etats-Unis de subventions indues à Boeing, menace de répliquer en appliquant elle aussi des taxes. Tous les Etats membres n'y sont cependant pas favorable, Bruno Le Maire appelait tou à l'heure à "faire redescendre les tension" et à éviter "une erreur économique et politique". Quoi qu'il en soit, l'UE ne pourrait appliquer de nouvelles taxes que si l'OMC l'y autorise, la décision n'interviendra qu'en début d'année prochaine.

Ce vieux différent n'est peut-être aussi que le sommet de l’iceberg de taxes américaines auxquelles risque d’être confrontée l’Europe dans les prochaines semaines, alors que les Etats-Unis ont multiplié les menaces : taxes à 100 % sur les avions, mais aussi sur les automobiles, Washington avait même publié en avril une liste de produits de 25 milliards de dollars. Bruno le Maire jugeait hier qu’ il y avait « fort à parier que les Etats-Unis s'engagent dans une politique de sanctions ».

France : un premier rapport sur la nouvelle fiscalité du capital conclut qu’il est trop tôt pour juger 

On ne peut pas encore connaître l'impact des nouvelles mesures fiscales de janvier 2018 concernant l'impôt sur la fortune. Ces deux mesures, la suppression de l’ISF (impôt lié aux actions ou autre titres) et la flat tax unique à 30 % sur les revenus du capital font l'objet d'un rapport 300 pages publié hier par France Stratégies, un organisme proche de Matignon.  

Trois enseignements principaux : moins de contribuables y sont assujettis, de 360 à 130 000 ; moins de grandes fortunes sont parties à l’étranger, 400 an 2017, année précédent la mesure, contre 630  en 2016 ; la réforme apparaît moins coûteuse que prévu : 4,5 milliards d'euros au lieu de 5,1 milliards. 

Le Ministère des finances y voit un renforcement de l’attractivité. Quant à l’impact sur le dynamisme économique, notamment l’investissement, les auteurs du rapport expliquent que les réformes "mettront des années à porter l’ensemble des fruits que l’on en attend". 

Libra : la cryptomonnaie de Facebook pourra-t-elle exister en 2020 ?  

Deux importantes entreprises financières prennent leurs distance avec Facebook qui prévoit de lancer son projet de monnaie virtuelle en juin 2020. Selon le Wall Street Journal, Visa et Mastercard qui figurent parmi les 28 acteurs financiers enrôlés par Facebook pour soutenir le Libra à hauteur d’au moins 10 M de $ chacun, ont décidé de « reconsidérer leur implication dans le Libra ». 

Depuis l'annonce de la volonté de mettre en place cette monnaie virtuelle, la Libra Association négocie avec les gouvernements les autorisations. Mais celle-ci inquiète les autorités pour des raisons de protection des données individuelles, sécurité des flux financiers et même de « stabilité monétaire » avait dit cet été le président de la FED Jerome Powell. La France et l’Allemagne s’y sont opposées. La Libra Association est en discussion avec l'UE et tiendra une réunion jeudi à Washington.

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