décret-loi du 20 mai 1802, qui maintient officiellement l’esclavage là où il n’avait pas été aboli . (Wikipédia) -Archives nationales.
décret-loi du 20 mai 1802, qui maintient officiellement l’esclavage là où il n’avait pas été aboli . (Wikipédia) -Archives nationales.
décret-loi du 20 mai 1802, qui maintient officiellement l’esclavage là où il n’avait pas été aboli . (Wikipédia) -Archives nationales.
décret-loi du 20 mai 1802, qui maintient officiellement l’esclavage là où il n’avait pas été aboli . (Wikipédia) -Archives nationales.
décret-loi du 20 mai 1802, qui maintient officiellement l’esclavage là où il n’avait pas été aboli . (Wikipédia) -Archives nationales.
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Résumé

Huit ans après l'abolition de l'esclavage, deux textes fondamentaux, signés par Napoléon en 1802, décrètent sa restauration ou son maintien dans les possessions françaises. Ils sont pour la première fois présentés aux publics à l'occasion d'une exposition "Napoléon" à la Villette.

En savoir plus

C’est la fin d’un suspense de plusieurs semaines, Emmanuel Macron rendra hommage à Napoléon dans le cadre des évènements organisés pour le deux-centième anniversaire de sa mort à Sainte Hélène. Le doute planait alors que partisans et détracteurs du personnage historique réputé « préféré » des Françaises et des Français développaient leurs arguments : les uns pour la reconnaissance de son apport majeur à l’histoire de France et les autres contre une influence certaine mais rétrograde à l’heure des déboulonnages en série en 2021.  

Pour faire un sort aux doutes sur l’approche critique de l’œuvre de Napoléon, les commissaires de la monumentale exposition en préparation à la Villette, dévoilent une partie du parcours qui devrait ouvrir au public le 14 avril. Et ils ont choisi de répondre frontalement au reproche majeur qui occupe les polémistes du moment : le rétablissement de l’esclavage par Napoléon en 1802. Deux documents fondamentaux seront montrés au public pour la première fois : Le décret-loi du 20 mai 1802, qui maintenait l’esclavage là où il n’avait pas encore été aboli comme en Martinique alors occupé par la Grande Bretagne, à Tobago, sur l’île Maurice et à la Réunion, où l’abolition avait été tout simplement refusée. La deuxième archive, un arrêté du 16 juillet 1802, rétabli l’esclavage en Guadeloupe :  une page et dix lignes rédigées sans application pour tirer par le col de l’histoire la population des esclaves de l’île, libérés depuis 1794. Un retour à l’ordre prérévolutionnaire prescrit par cet arrêté secret qui ne sera publié officiellement qu’un an plus tard. 

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Dominique Taffin, directrice de la FME, interrogée par La 1ère-France Info TV.

Dominique Taffin, directrice de Fondation pour la Mémoire de l'Esclavage qui a prêté main forte pour cette partie de l’exposition analyse pour la Première sur le portail des Outremers, les archives en question et se félicite de leur publicité pour éclairer une décision politique aux conséquences massives puisqu’elle prolonge le système esclavagiste de 46 ans, une dimension majeure aussi de l’œuvre de Napoléon.    

Liens : 

  • Napoléon et l'esclavage : des documents rares seront exposés à La Villette, La 1ère Outre-mer, France Info, 11/03/2021. 
  • Antoine Flandrin, L’exposition « Napoléon » à Paris écorne le mythe Bonaparte en présentant deux actes officiels sur l’esclavage, Le Monde, 10/03/2021. 
  • Exposition Napoléon, organisée par la Réunion des musées nationaux et La Villette, du 14 avril au 19 septembre 2021. 
Références

L'équipe

Anaïs Kien
Production