Les deux héros de "Adieu Mandalay", incarnés par  Kai Ko Chen-tung et Wu Ke-xi, piégés par le travail clandestin en Thailande
Les deux héros de "Adieu Mandalay", incarnés par Kai Ko Chen-tung et Wu Ke-xi, piégés par le travail clandestin en Thailande
Les deux héros de "Adieu Mandalay", incarnés par  Kai Ko Chen-tung et Wu Ke-xi, piégés par le travail clandestin en Thailande - Midi Z/Acacias Films
Les deux héros de "Adieu Mandalay", incarnés par Kai Ko Chen-tung et Wu Ke-xi, piégés par le travail clandestin en Thailande - Midi Z/Acacias Films
Les deux héros de "Adieu Mandalay", incarnés par Kai Ko Chen-tung et Wu Ke-xi, piégés par le travail clandestin en Thailande - Midi Z/Acacias Films
Publicité
Résumé

Présenté à la Mostra de Venise et primé au festival d'Amiens "Adieu Mandalay" raconte le parcours terrible de deux jeunes Birmans qui ont choisi d'immigrer en Thaïlande. Implacable mais délicat, ce film est le quatrième long métrage de Midi Z, l'un des seuls réalisateurs birmans en activité.

En savoir plus

Le jeune Guo et la belle Liangqin sont Birmans et tous deux issus d’une communauté sinophone. Portés par l’espoir d’une vie meilleure, ils traversent en radeau le fleuve qui sépare la Birmanie de la Thailande voisine. «Adieu Mandalay » met en scène leur vie dans la clandestinité, leurs espoirs mais aussi leur terrible quotidien: ils sont exposés aux descentes de polices, aux accidents du travail, à la violence inouïe de la précarité la plus totale.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Comme la bande-annonce le montre très bien, le son fait partie des réussites de ce film pudique et presque minéral, où la moiteur du climat, la violence des machines sont presque palpables. Qui est donc un vrai film de cinéma, même s’il se rapproche parfois plus du documentaire que de la fiction. Car, selon les derniers chiffres, ils sont près de 3 millions de Birmans à avoir immigré en Thaïlande illégalement depuis 2008 . Midi Z explique que s’il n’avait pas lui-même pu immigré à Taiwan étant enfant, il serait sans doute à la place de ses personnages. Le cinéaste, qui a commencé à tourner en 2011 seulement, en est déjà à son quatrième film. tous sont des fictions, mais s’attaquent de manière implacables aux réalités birmanes les plus sombres : l’émigration dans « Return to Burma », la toxicomanie qui gangrène le pays dans « Ice poison » ou encore, dans « The city of Jade » les appétits voraces que suscitent les gisements de jade, pierre précieuse pour laquelle la demande des Chinois est exponentielle.

Publicité

Le difficile retour du cinéma en Birmanie depuis l'ouverture

Des films jamais diffusés publiquement Birmanie jusqu’à « Adieu Mandalay ». Car on l’ignore souvent, mais avant l’arrivée au pouvoir de la junte militaire dans le pays en 1988, la Birmanie était l’un des pays les plus prolifique en matière de cinéma en Asie du Sud-Est et a produit dans les années 50 et 60 plusieurs chefs-d’œuvre, aujourd’hui perdus pour la plupart. L’arrivée au pouvoir des militaires censeurs a en effet résolument étouffé le septième art. Depuis la chute de la junte et l’ouverture récente du pays , la Birmanie redécouvre le cinéma, rouvre plusieurs salles et organise avec notamment le concours de l’Institut Lumière un festival tous les ans à Rangoon. C’est dans ce contexte que Midi Z a pu montrer il y a quelques semaines pour la première fois "Adieu Mandalay". Mais pas intégralement. Les autorités ont tenté d’évacuer les spectateurs avant qu’ils ne puissent voir les séquences finales , les plus abouties cinématographiquement, mais aussi les plus implacables. Et donc les plus politiques.

Références

L'équipe

Zoé Sfez
Production