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. ©Getty - Peter Zelei Images
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Résumé

La découverte d'un nouveau variant anglais porteur de mutations observé chez les variants sud-africain et brésilien et autres actualités scientifiques.

En savoir plus

Chaque semaine ou presque, on découvre un nouveau variant et de nouvelles mutations. Des chercheurs de l'université d'Edimbourg, en Ecosse, ont examiné des échantillons positifs issus de GISAID, la base de données génomique mondiale. Ils ont découvert un nouveau variant britannique du SARS-CoV-2, baptisé B1.525. Dans leur rapport, ils décrivent un virus qui a acquis plusieurs mutations. Son génome présente des similitudes avec le premier variant anglais (B1.1.7) et il porte également, sur la protéine de pointe, la mutation E484K, que l’on retrouve chez les variants sud-africain et brésilien. B1.525 serait apparu en décembre et les chercheurs l’ont repéré dans 10 pays différents : 39 cas au Royaume-Uni, 35 au Danemark, 29 au Nigeria, 10 aux Etats-Unis et 5 en France. Pour le moment, nous n’avons aucune preuve que ce variant soit plus transmissible, ni s'il provoque une maladie plus grave. Toutefois, on voit bien ici l’importance de la surveillance génomique du virus. Cela signifie aussi que les vaccins de 2ème génération contre le SARS-CoV-2 vont devoir offrir une protection contre plusieurs nouveaux variants.

HERA : la nouvelle agence de réaction sanitaire d’urgence

L’Union européenne lance aujourd’hui une agence de réaction sanitaire d’urgence, sous le nom de HERA (pour Health Emergency Response Authority). Face aux variants du coronavirus, la commission européenne cherche à réagir rapidement. Le programme "HERA incubator" réunira des laboratoires, des autorités sanitaires, des scientifiques et la Commission européenne, avec des fonds dédiés. L’objectif est d’étudier et de surveiller les mutations du SARS-CoV-2 pour offrir une réponse vaccinale plus rapide, pour que l’agence européenne des médicaments puisse accélérer l’homologation de vaccins. Les vaccins réactualisés de seconde génération n’auront plus à passer par toutes les étapes d'autorisation habituelles.

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Rechercher des virus préhistoriques dans le pergélisol 

La Russie se lance dans la recherche de virus préhistoriques capturés dans le pergélisol sibérien. C’est ce qu’a annoncé hier le laboratoire d'État russe Vektor en Sibérie, l’un des rares laboratoires qui stocke dans ses réserves le virus de la variole. On a déjà fait des études bactériennes sur ces animaux préhistoriques capturés dans les glaces, sur des restes de mammouths, de chiens, de rongeurs, etc., mais ce sera la première fois que l’on recherchera des paléovirus. Les chercheurs ont déjà prévu l’analyse des tissus d’un cheval vieux d'au moins 4.500 ans. Ils espèrent en savoir plus sur l’évolution des virus.

Pourquoi la glace glisse ? 

Une étude parue dans la revue Physical Review X vient de percer un grand mystère : on commence enfin à comprendre pourquoi la glace glisse. Cela fait 150 ans que les physiciens ne comprennent pas bien les propriétés glissantes de l'eau gelée. Une équipe néerlandaise a mené différentes expériences et simulations. Conclusion : la glissance dépend de trois facteurs importants : la température de la glace, la pression qu’exerce l’objet à sa surface et la vitesse à laquelle il se déplace. La glace ne doit être ni trop chaude ni trop froide pour être parfaitement glissante. Si la glace chauffe au-dessus de -10°C, elle devient trop molle et les objets s’enfoncent dedans. A l'inverse, si les températures descendent bien en-dessous de -10°C, le frottement lié au froid empêche les objets de bien glisser.

Références

L'équipe

Natacha Triou
Production