Et si les nouveaux résultats de l'expérience LHCb ouvraient la voie à une nouvelle physique ?
Et si les nouveaux résultats de l'expérience LHCb ouvraient la voie à une nouvelle physique ?
Et si les nouveaux résultats de l'expérience LHCb ouvraient la voie à une nouvelle physique ? ©Getty - Steyaert Didier / 500px
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Résumé

CERN : l'espoir d'une nouvelle physique ? Et autres actualités scientifiques.

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Le rythme cardiaque des physiciens des particules vient d’accélérer puisque des relevés réalisés au CERN pourraient contredire le Modèle standard de la physique des particules. Dans le cadre de l'expérience LHCb, les physiciens multiplient depuis plusieurs années les collisions de particules à la recherche, entre autre, de violations du Modèle standard.  Selon ce  modèle, les désintégrations générées par ces collisions qui aboutissent à la création de leptons (les trois types de leptons étant l’électrons, le muon et le tau), ne devraient pas privilégier un type de lepton plutôt qu’un autre. Or les résultats auxquels viennent de parvenir les chercheurs du CERN ne vont pas dans ce sens. Ces résultats  fournissent une probabilité d'environ 0,1 % que les données recueillies soient compatibles avec les prédictions du Modèle standard. Pour les chercheurs responsables de ces travaux, 0,1% de conformité avec le modèle, c’est encore trop. En effet, cette statistique d'incertitude ne leur permet d'atteindre que les 3 sigma (autrement dit, le niveau de la preuve) et pas encore les 5 sigma (le niveau de la découverte). Cette faille si infime soit-elle est tout de même particulièrement intrigante. Selon le porte parole du LHCb : « Si une violation de l'universalité de la saveur des leptons devait être confirmée, cela impliquerait un nouveau processus physique, comme l'existence de nouvelles particules ou interactions fondamentales ».

Ce n'est pas la 1ère fois qu'une telle déviation statistique est constatée. Par exemple en 2014 ou en 2019, des anomalies de ce type avaient été détectées mais jugées trop imprécises pour faire trembler le Modèle standard. Aujourd’hui le résultat est suffisant pour parler de forte présomption. Les futures sessions de collision au LHC seront déterminantes pour accentuer cet écart statistique et, qui sait, mener à une découverte très attendue.

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Vaccin AstraZeneca : trois infos et des questions

Un vaccin efficace à 100% contre les formes graves et 79% pour prévenir les formes symptomatiques, selon AstraZeneca.

De nombreuses informations contradictoires ont paru entre hier et aujourd’hui autour du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19. On commence avec les résultats avancés par le laboratoire britannique hier dans un communiqué. Il s’agit  d’un communiqué, donc pas encore de résultats complets des essais cliniques de phase III, réalisés sur 32. 449 participants. Selon ce communiqué publié par AstraZeneca, le vaccin est efficace à 100% contre les formes sévères et à 79% pour prévenir les formes symptomatiques de Covid 19 dans la population générale. Toujours selon ce communiqué, il n’existe pas de risque accru de thrombose parmi les participants qui ont reçu au moins une dose du vaccin. Cette annonce intervient alors que l’Agence européenne du médicament a jugé jeudi dernier « sûr et efficace » le vaccin AstraZeneca et que la vaccination a repris dans certains pays dont la France.

Problème, un Institut américain questionne ces résultats.

Il s'agit de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses qui est en charge aux Etats-Unis de la supervision des essais cliniques de vaccins. Dans une démarche « peu banale » selon le New York Times, l’institut a publié un communiqué qui met en doute les résultats d’AstraZeneca.  Selon cet institut, le laboratoire a pu utiliser je cite « une information obsolète lors de cet essai qui peut avoir abouti à une estimation incomplète de l’efficacité » du vaccin. L’Institut américain appelle donc AstraZeneca à utiliser des données plus précises, plus récentes et à rendre publics au plus vite ses résultats.

Dans ce contexte, une enquête a été ouverte en France après le décès d’un étudiant nantais de 24 ans.

Cet interne en médecine est décédé le 18 mars 2021. Selon une source proche, le rapport d’autopsie évoquerait comme cause du décès une « hémorragie interne causée par une thrombose ». Le conditionnel invite à la prudence, d’autant plus que cet étudiant avait été vacciné dix jours plus tôt avec le vaccin AstraZeneca. Il faudra attendre les résultats de l’investigation clinique menée par les Centres régionaux de phamacovigilance ; à ce stade rien ne permet de conclure que le vaccin a joué un rôle dans le décès du jeune homme. Dans son dernier rapport du 19 mars l’Agence française du médicament a rapporté 4.184 cas d'effets indésirables depuis le début de la vaccination avec AstraZeneca. L’ANSM a, par ailleurs, relevé «13 cas d'événements thromboemboliques (pour plus de 1.041.000 injections)».

La NASA vient de réaliser un test important pour son futur programme lunaire.

Les moteurs du Space Launch System, la fusée géante qui sera utilisée dans le cadre du programme Artemis de la NASA, ont rugi pendant 8 minutes sans problème technique vendredi 18 mars. En janvier l’essai avait dû être interrompu faute de résultats satisfaisants. Cette fois c’est bon, rendez-vous pour le premier lancement fin 2021, début 2022.

Références

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