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Résumé

Un essai clinique pour tester des mélanges de doses de vaccins ; la synthétisation du mystérieux 99e élément du tableau périodique ; et autres actualités scientifiques de la semaine.

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Hier, l’Angleterre a lancé un essai clinique pour tester des mélanges de doses de vaccins différents. Les chercheurs de l’Université d’Oxford vont recruter 820 volontaires de plus de 50 ans qui n’ont pas encore été vaccinés. Les patients vont d’abord recevoir une première dose : soit celui d’AstraZeneca à base d’adénovirus, soit celui de Pfizer/BioNtech à base d’ARN messager. Quatre à douze semaines plus tard, un groupe recevra sa deuxième dose du vaccin initial, tandis qu’un autre groupe recevra une 2e dose mais du vaccin différent. Selon le communiqué de presse du gouvernement britannique, cet essai va comparer huit configurations différentes. Si ce mélange de vaccins offre toujours une défense immunitaire forte, ceux-ci pourront être interchangeables, ce qui signifie plus de flexibilité. Ce serait par ailleurs une réponse aux problèmes de stock des laboratoires. Peut-être aussi que cette combinaison de vaccins pourrait offrir une meilleure protection contre le CoVid-19. Cela a déjà été observé avec les piqures de rappel contre l'hépatite B : la vaccination fonctionne mieux si ce sont deux vaccins différents qui sont utilisés. Les premiers résultats de cet essai clinique sont attendus pour la fin mai. 

L'Einsteinium se dévoile

Selon une étude parue dans la revue Nature, l'Einsteinium a été mesuré pour la première fois. C'est l’un des éléments les plus insaisissables du tableau périodique. L'Einsteinium s’y trouve à la 99e place. Avec ses 99 protons, c’est un élément très lourd, plus lourd que l'uranium, et qui fait partie des transuraniens, lesquels se trouvent tout au bord du tableau. Il a été découvert en 1952, dans les résidus de la première bombe à hydrogène. Ces isotopes sont tous extrêmement radioactifs. À cause de sa radioactivité, mais aussi de sa rareté, c’est un élément peu étudié. Sa synthèse est compliquée et il se désintègre très vite. Des chimistes américains viennent donc de synthétiser assez d'Einsteinium pour mesurer ses propriétés. Avec des expériences de spectroscopie d'absorption des rayons X, les chercheurs sont parvenus à définir la longueur de liaison de l’Einsteinium, c’est-à-dire la distance moyenne entre ses atomes lorsqu’ils sont liés chimiquement. Comprendre sa liaison, sa structure électronique et ses propriétés chimiques, cela permettra de mieux prédire ses interactions avec d’autres éléments. 

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Références

L'équipe

Natacha Triou
Production