Une hausse préoccupante de contaminations au Covid 19 est constatée depuis déput mars  chez les enfants en Ile de France
Une hausse préoccupante de contaminations au Covid 19 est constatée depuis déput mars  chez les enfants en Ile de France  ©Getty - Justin Paget
Une hausse préoccupante de contaminations au Covid 19 est constatée depuis déput mars chez les enfants en Ile de France ©Getty - Justin Paget
Une hausse préoccupante de contaminations au Covid 19 est constatée depuis déput mars chez les enfants en Ile de France ©Getty - Justin Paget
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Covid-19 : contamination en hausse chez les enfants. Et autres actualités scientifiques

Le Covid 19 touche de plus en plus les enfants, notamment en Ile de France. C’est ce que montrent les chiffres de l’agence Santé publique France (consultables notamment sur le site covidtracker.f r). Le taux d’incidence, soit le nombre de contaminations détectées pour 100 000 habitants est en pleine flambée chez les plus jeunes. La situation est préoccupante en Ile de France où la progression est particulièrement importante pour les enfants de moins de 10 ans. Dans cette classe d’âge en Ile de France, le taux a été multiplié par sept depuis janvier et est passé de 129 la première semaine de mars à 281 la semaine dernière.  Pour la même période, la moyenne pour toute la France est passée dans cette classe d’âge de 91 à 167. En ce qui concerne les jeunes de 10 à 19 ans, le taux d’incidence en Ile-de-France a été multiplié par un peu moins de cinq en trois mois, atteignant 685. Même si les enfants et les adolescents ne font que très rarement de complications en cas de contamination au Covid-19, la situation est à prendre très au sérieux. La fin des vacances scolaires dans la zone C qui inclut l’Ile de France semble avoir eu un impact sur l’évolution à la hausse de ces chiffres.

Covid-19 : un variant belge ou congolais ?

Il y a deux jours étaient annoncée l'identification d'un variant belge du SARS-CoV-2. Ce variant toucherait 4% des personnes souffrant de Covid 19 en Belgique et il intrigue les chercheurs à plusieurs titres. D’abord, cette nouvelle souche ne se comporte pas comme les autres. Au lieu de perdre des fragments d’ARN, ce variant concentre de nombreux ajouts notamment une insertion de neuf nucléotides à la séquence de la protéine Spike. Mais il y a plus, alors qu’on parle de variant belge identifié par une équipe de l’Université de Liège en juin 2020, la primeur de sa découverte reviendrait en fait à une équipe de l’Université de Tübingen en lien avec des scientifiques de Brazzaville au Congo qui l’auraient repéré dans des échantillons dès avril 2020. Variant belge ou variant congolais, le débat est ouvert. En attendant, une certitude rassurante, ce variant ne porte pas les mutations les plus inquiétantes qui caractérisent les variants anglais, sud-africain et brésilien.

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Cerveau humain hypertrophié : la réponse à une énigme

Une étude explique enfin la raison pour laquelle le cerveau humain est trois fois plus gros que celui des autres primates. Pour résoudre cette énigme, les chercheurs de l’Université de Cambridge ont étudié des organoïdes cérébraux, c’est-à-dire des mini cerveaux obtenus à partir de cellules souches humaines, de gorilles et de chimpanzés. De la même façon que les cerveaux réels, les organoïdes de cerveau humain se sont développés de façon plus importante que ceux des gorilles ou des chimpanzés. La raison de cela selon l’étude c’est le gène ZEB2. Ce gène qui ralentit la production de neurones est activé bien plus tôt chez le gorille et le chimpanzé que chez l’humain. En activant ce gène dans l’organoïde humain, les chercheurs se sont rendu compte que les progéniteurs neuronaux arrêtaient plus tôt leur multiplication. En le supprimant au contraire dans les organoïdes cérébraux de gorille et de chimpanzé, ils ont obtenu une multiplication des cellules à la hauteur de l'organoïde humain normal. ZEB2 pourrait donc être la réponse à l’énigme de notre cerveau hypertrophié.

Les toutes premières bactéries auraient été capables de photosynthèse

Cette découverte pourrait apporter une nouvelle pierre à notre compréhension de l’évolution de la vie complexe sur Terre. On recense deux types de photosynthèse, l’une qui ne produit pas d’oxygène et l’autre qui en produit. On estime que la photosynthèse oxygénique est apparue plus tard que la première, notamment avec l’émergence des cyanobactéries il y a environ 2,5 milliards d’années. Selon les travaux de phylogénétique menés par une équipe de l’Imperial College de Londres les enzymes capable d’accomplir ce processus clés de photosynthèse oxygénique pourraient avoir été présentes dans les toutes premières bactéries. Quand bien même cette capacité aurait été particulièrement lente et inefficace, il s’agit là d’une preuve que la photosynthèse pourrait être un processus aussi ancien que la vie elle-même.

L'équipe

Antoine Beauchamp
Antoine Beauchamp
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