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Une étude dépubliée pour omission de conflits d'intérêts et autres actualités scientifiques.

On commence ce journal avec la rétractation d’une étude sur les liens entre la nicotine et le SARS-CoV-2 . Rappelez-vous, "les fumeurs attrapent moins le Covid" : pendant l’été 2020, plusieurs études ont suggéré que la nicotine semblait diminuer les risques d’attraper ce virus. On parlait alors « du paradoxe du fumeur », notamment dans une étude parue en juillet dans The European Respiratory Journal. Cette étude vient d’être retirée et la revue a publié un erratum. Le journal vient de s’apercevoir qu’au moment de la soumission de leur manuscrit, deux auteurs n’avaient pas révélé leurs conflits d'intérêts avec l'industrie du tabac : l’un faisait du consulting, tandis que l’autre travaillait pour une ONG financée par des industriels de la vapote. Les omissions de conflits d'intérêts constituent une méconduite scientifique grave, surtout lorsque cela concerne cette industrie, qui a déjà derrière elle une longue histoire de falsifications scientifiques. De plus, une analyse a montré que dans cette étude, il existe plusieurs biais qui laissent croire que le tabagisme serait protecteur contre le CoVid-19. Il est peut-être bon de rappeler que la cigarette dégrade la santé pulmonaire et qu’elle est donc plutôt source naturelle d’aggravation que de protection. 

Le variant indien continue de se propager partout dans le monde 

L’Organisation Mondiale de la Santé a annoncé aujourd’hui que le variant indien du SARS-CoV-2 est présent dans au moins 17 pays. Grâce à la base de données mondiale GISAID, qui collecte les séquençages génétiques du coronavirus, on constate que le variant B.1.617 a été détecté dans plusieurs pays européens, pas encore en France, mais en Belgique, en Suisse, en Grèce, en Italie ainsi qu'au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et à Singapour. Difficile de dire si l’émergence de ce variant est liée à l’explosion de cas en Inde, ni s'il est plus contagieux : les données manquent. Pour le moment, l’OMS n’a pas classé ce variant comme « variant préoccupant ».  

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La nouvelle "Chinese Space Station" 

Jeudi, la Chine va lancer la première étape d’une nouvelle station spatiale. La Chine cherche à égaler les autres puissances spatiales avec sa nouvelle Chinese Space Station. Ce sera la troisième station de l’histoire chinoise, mais aussi la plus grande. Le premier module va décoller jeudi. Ce module de base, le centre de contrôle, a été baptisé Tianhe (ce qui signifie « Harmonie céleste ») : il est long de 18 mètres avec une capacité d’accueil de 3 astronautes. Il sera complété de deux autres modules, tous destinés aux expériences scientifiques. La construction et l’assemblage orbital devrait se terminer en 2022.  

Pourquoi l’espèce humaine n’a-t-elle pas évolué vers des accouchements moins dangereux ?  

Enfin, une étude parue dans PNAS a tenté d’élucider un mystère : pourquoi l’espèce humaine n’a-t-elle pas évolué vers des accouchements moins dangereux ? Chez les humains, le problème des accouchements se retrouve dans la taille du canal de naissance (le canal pelvi génital), trop étroit par rapport à la tête des nourrissons qui le traverse pour sortir. Selon ces chercheurs américains, ce n’est pas la bipédie qui a empêché l’élargissement du bassin des femmes. Selon eux, nous pouvons remercier notre plancher pelvien. Ce sont les caractéristiques biomécaniques de ce groupe musculaire qui ont limité l’évolution du bassin. Leurs modélisations montrent qu’avec un canal de naissance plus grand, les tissus du plancher pelvien se relâchent et ne peuvent plus soutenir nos organes internes. De plus, si vous agrandissez ce canal de naissance tout en épaississant ce plancher pelvien (pour éviter la chute d’organes), il faudrait alors des pressions intra-abdominales inouïes pour réussir à expulser le bébé. L’accouchement chez les humains serait donc un compromis évolutif.  

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
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