Covid-19 : la détection de 7 nouveaux variants américains

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. ©Getty -  Peter Zelei Images
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La "convergence évolutive" du SARS-CoV-2 et autres actualités scientifiques.

On commence avec un point sur l’épidémie de CoVid-19. Selon une prépublication parue sur medrxiv, 7 nouveaux américains auraient été détectés. Il ne s'agit que d'une prépublication, qui n’a donc pas encore été réexaminée par les pairs. En Louisiane, une équipe américaine a séquencé des échantillons de tests de coronavirus et a découvert, dans un certain nombre d'échantillons, une mutation inconnue qui a modifié le 677ème acide aminé de la protéine Spike (la protéine de pointe, qui permet au virus de pénétrer les cellules hôtes). Les chercheurs ont ensuite vérifié si la lignée qu’ils avaient découverte était la seule à porter cette mutation. Grâce aux programmes de surveillance génomique du Nouveau-Mexique et de Louisiane, les analyses phylogénétiques ont révélé la propagation de six autre lignées qui auraient indépendamment gagné cette même mutation, par elles-mêmes. On ne sait pas si ces variants sont plus transmissibles, comme le variant britannique, ou plus mortels. Pour le savoir, il faut des études supplémentaires mais les auteurs de ce papier parlent d’une "convergence évolutive" du SARS-CoV-2, et évoquent une signature claire d'un avantage évolutif.

Le couvre-feu a peu d'impact sur les déplacements des Françaises et des Français

Selon des données de l’Inserm révélé par le journal Le Monde, le couvre-feu n’a pas eu un grand impact sur les déplacements des Françaises et des Français. L’Inserm a analysé les données téléphoniques procurées par la société Orange, ce qui a permis aux chercheurs d’analyser le nombre de trajets quotidiens sur différentes zones du territoire. Entre le couvre-feu national à 20h en décembre et celui de 18h depuis janvier, le niveau de mobilité de la population est stable. La circulation a reculé de 20% par rapport à ce qu’elle était avant la pandémie. Pour rappel, lors du premier confinement, elle avait chuté de 65 %. Depuis le 4 janvier, les chercheurs remarquent que nous nous déplaçons un peu plus. 

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Les villes s’enfoncent sous leur propre poids

Combien pèse une ville et quels sont les effets de l'urbanisation sur les sous-sols terrestres ? Ce sont les questions posées par un géophysicien américain dans une étude parue dans AGU Advances. Selon ce papier, les villes s’enfoncent sous leur propre poids. Le chercheur a calculé le poids de la zone urbaine de San Francisco. À partir d’un inventaire de tous les bâtiments de la ville et de leur contenu, il estime que la ville pèse 1,6 billion de kilos - soit l’équivalent de 8,7 millions de Boeing 747. Ce poids est suffisant pour plier la lithosphère sur laquelle se trouve le centre urbain. Selon ses modélisations, la ville s’est affaissée de 80 millimètres. La baie de San Francisco est déjà menacée par une élévation du niveau de la mer de 300 millimètres d'ici 2050. Cet affaissement supplémentaire peut donc exacerber les risques d’inondations. Selon l'auteur, il serait important de prendre en compte l'affaissement des villes dans les modèles climatiques.

L'ESA recrute ! 

L’Agence spatiale européenne vient de détailler sa nouvelle campagne de recrutement. C’est la première fois depuis 11 ans que l’ESA recrute de nouveaux astronautes. Pour ses futures missions d’exploration lunaire, l’agence souhaite "un changement générationnel", avec plus de femmes et plus de diversité dans ses rangs. Elle va ouvrir également un poste de « Parastronaute » pour des candidats en situation d’handicap physique, et prévoit un "corps de réserve_"_ en plus du corps principal d'astronautes. Si vous avez entre 27 et 37 ans, l’ouverture des candidatures est prévue du 31 mars au 28 mai, pour des nominations en 2022. Un site web destiné aux candidats et candidates potentiels est en ligne. 

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