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Les résultats limités du nouveau traitement à base d’anticorps monoclonaux autorisé par l’exécutif et autres actualités scientifiques.

Pour lutter contre le CoVid-19,  le gouvernement a autorisé l’utilisation du bamlanivimab, un traitement à base d’anticorps monoclonaux. Après le remdésivir, ou d’autres molécules dont on ne dira pas le nom, nous avons appris à nous méfier des remèdes miracles. Le bamlanivimab est produit par le laboratoire américain Eli Lilly. Ce n’est pas un traitement préventif mais curatif. Il permet d’apporter directement dans l’organisme les anticorps spécifiques pour bloquer la réplication virale. Il a obtenu une autorisation temporaire et 83 hôpitaux ont déjà reçu des milliers de doses. Elles sont réservées aux personnes de plus de 80 ans ou aux patients immunodéprimés qui risquent de développer une forme grave de CoVid. Il doit être administré au plus vite, dans les 3 à 5 jours après l’apparition des premiers symptômes, à l’hôpital, en intraveineuse. En plus d’être assez contraignant, ce traitement est très cher : environ 2.000€ la dose. Certes, c’est moins cher qu'une journée en réanimation, mais plusieurs spécialistes interrogent son efficacité. C’est le cas de Mathieu Molimard, chef du Service de pharmacologie médicale au CHU de Bordeaux-Université. Selon lui, les rares études cliniques sur ce médicament, parues dans The New England Journal of Medicine (NEJM) et le Journal of the American Medical Association (JAMA), présentent de sérieuses limites. 

CoVid-19 : l’actualité de l’arsenal vaccinal 

Selon une étude britannique, une seule dose du vaccin de Pfizer/BioNtech permet de réduire considérablement la transmission du virus. Cette nouvelle étude prouve l’efficacité de ce vaccin. Ce travail s’appuie sur près de 9.000 tests CoVid du personnel soignant de Cambridge au Royaume-Uni, réalisés entre le 8 décembre et le 31 janvier. Les résultats montrent que 12 jours après la première injection, les infections asymptomatiques et symptomatiques ont chuté d’environ 75%.  

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Par ailleurs, un 4e vaccin va rejoindre l’arsenal vaccinal : celui des laboratoires Johnson and Johnson. « Janssen CoVid-19 » se conserve dans un simple réfrigérateur et ne nécessite qu’une seule dose. Selon les essais cliniques, il est efficace à 85.9%. L’Agence américaine du médicament vient de l’approuver. L’Union Européenne devrait a priori donner son feu vert dans les prochains jours.  

Chlordécone : un désastre sanitaire sans procès ? 

Samedi, des manifestations se sont déroulées en Martinique, en Guadeloupe et à Paris contre le désastre sanitaire du chlordécone. Cet insecticide a été utilisé en Martinique et en Guadeloupe dans les bananeraies de 1972 à  1993, alors que l’on connaissait sa dangerosité et sa toxicité depuis les années 1960. L’insecticide a même été classé "cancérogène probable" dès 1979. Après avoir gravement pollué les nappes d'eau souterraines, plus de 90 % des Guadeloupéens et des Martiniquais sont contaminés par le chlordécone. Selon Santé Publique France, les Antilles présentent un taux d’incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde. Les associations qui ont porté plainte en 2006 redoutent la prescription des faits et craignent un non-lieu. Les manifestants réclament un procès.

La découverte de 142.809 espèces de virus intestinaux 

Enfin, une étude parue dans la revue Cell décrit la découverte de plus de 140.000 espèces de virus qui vivent dans nos intestins, dont la plupart sont inconnus. Apres avoir analysé plus de 28.000 métagénomes individuels, provenant de personnes en bonne santé, une équipe internationale a constitué le "Gut Phage Database" : un nouveau catalogue géant qui rend compte de la grande variété de virus. Ces 142.809 espèces virales qui vivent dans les intestins humains sont des bactériophages, qui mangent les bactéries et qui font partie intégrante de l'écosystème intestinal.

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