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Résumé

De nouvelles mutations similaires à celles observées sur les deux autres variants sud-africain et brésilien et autres actualités scientifiques.

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Selon le gouvernement britannique, le variant anglais continue de muter. Ce ne sont que des informations préliminaires, mais selon les documents officiels de l’agence sanitaire anglaise : à la mi janvier, sur 214 000 échantillons du variant séquencé génétiquement, 11 échantillons ont acquis une nouvelle mutation. Une mutation que l’on connait déjà, puisque c’est exactement la même que l’on observe sur les variants sud-africain et brésilien. Elle est connue sous le nom de E484 K - une mutation sur le 484ème acide aminé de la protéine Spike. 

Des études en laboratoire, ont montré que E484 K pourrait aider le virus à échapper à la reconnaissance des anticorps. 

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Par ailleurs, les essais cliniques de Novavax et du laboratoire Johnson & Johnson, montrent que le variant d’Afrique du Sud fait chuter l’efficacité de leur vaccin. Cela ne signifie pas pour autant que le variant anglais est devenu un virus plus contagieux et plus résistant. Rien ne le prouve. Cette mutation n’a peut-être pas les mêmes effets sur la souche britannique que sur la souche d’Afrique du Sud. 

Cancérologie : la crise sanitaire cause de grands retards de dépistage 

Selon l’Institut National du Cancer, en 2020 le nombre de nouveaux diagnostics de cancer a chuté de 23,3 %. Cela ne signifie pas que les gens sont moins malades, cela signifie juste qu’ils sont moins diagnostiqués. Les deux confinements ont sérieusement freiné le dépistage des cancers ainsi que la prise en charge des patients. Avec des accès au soin difficiles: les IRMS, les scanners, les coloscopies, tous ces examens de suivi et de dépistage ont chuté l’an dernier. 

Ce retard fait craindre une surmortalité à venir. Plus un cancer est diagnostiqué tôt, plus les chances de survie augmentent. L’Institut National du Cancer ne cesse de le répéter : "N’arrêtez pas de consulter !" 

La découverte d’un minéral rare sur Terre mais très répandu sur la planète Mars.

Une étude parue dans Nature Communication décrit la découverte en Antarctique d’un minéral rare sur Terre mais très répandu sur la planète Mars. Une équipe internationale a analysé une carotte de glace extraite à un kilomètre de profondeur. Avec surprise, les chercheurs ont identifié un minéral jaune-brun : de la jarosite. Très rare sur Terre, on en trouve en abondance sur Mars. En 2004, le Rover Opportunity en avait découvert dans différents endroits. Mais on ne comprends pas bien la présence de la jarosite dans les sédiments martien. On pense que ce minéral s'est formé dans des poches de glace qui contenaient aussi de petites quantités de poussière. 

Jusqu’à présent, ce processus géochimique n’avait jamais été observé ailleurs. C’est en tout, cas ce qui s’est produit dans les glaces de l’Antarctique. Cette découverte terrestre éclaire donc ce phénomène martien.

Bouture et jardinage à bord de l’ISS

Et enfin, la NASA a réussi la première greffe végétale dans l’espace. Depuis 2018, l’ISS mène l'expérience « Veggie » qui consiste à faire pousser - dans un environnement spatial - des laitues, des moutardes et même des radis. Sur de petits coussins d’engrais, des plants de différentes variétés de laitue, ne se portaient pas très bien. Un astronaute a donc transplanté des pousses de plantes en bonne santé sur ces oreillers en difficulté. 

La greffe a fonctionné ! Les plants de chou frisé et de chou chinois survivent et grandissent. Ils poussent même mieux que sur Terre. La microgravité semble faire des merveilles. Une partie de la plantation sera renvoyée sur Terre pour être examinée. Pour le jardinage spatial, cette expérience est peut-être une aubaine. 

Références

L'équipe

Natacha Triou
Production