Une image du disque de matière HL Tauri, par l'interféromètre ALMA - ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)
Une image du disque de matière HL Tauri, par l'interféromètre ALMA - ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)
Une image du disque de matière HL Tauri, par l'interféromètre ALMA - ALMA (ESO/NAOJ/NRAO)
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Résumé

Si cette découverte devait se confirmer, elle permettrait d’améliorer considérablement les modèles théoriques de naissance des planètes. Car jusqu'ici, on n'a pas vraiment eu l'occasion de les observer en temps réel ...

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Ces résultats qui suscitent l’enthousiasme, ont été publiés dans The Astrophysical Journal Letters cette semaine. Cette planète est située à l’intérieur du disque de matière HD 163296, et orbite par définition autour d’une autre étoile que le soleil, une étoile toute jeune,  à peine âgée de quatre millions d’années. Christophe Pinte de l’Université de Monash en Australie,  l’a détectée grâce à l’interféromètre Alma et c’est la première fois que c’est un signal dynamique qui permet la détection d’une telle planète. 

Si cette découverte devait se confirmer, elle permettrait d’améliorer considérablement nos modèles de naissances des planètes.  Car jusqu'à aujourd'hui, il n'a jamais vraiment été possible d'observer de planète en formation. Et si plusieurs articles ont annoncé en avoir trouvé,  dans d'autres systèmes solaires,  c’était à chaque fois grâce à de l’imagerie, peu fiable quand on tente d'observer des objets à  faible luminosité comme le sont les planètes. Et ces "découvertes" n’ont jamais pu être confirmées par la suite par d’autres équipes et d'autres images. 

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Dans le cas de cette planète,  plusieurs télescopes,  dont le VLT, le télescope géant de l'ESO vont scruter HD 163296 en sachant exactement où chercher, et devraient donner leur verdict dans les semaines à venir.   Si  l'objet détecté par Christophe Pinte était vraiment une planète, les modèles théoriques dont on dispose pour expliquer la naissance des planètes risquent fort d'être considérablement bouleversés.  Car aucun des deux scénarios établis ne permettent d’expliquer la présence d’une planète dans ce disque, indique François Ménard chercheur à l'institut d'astrophysique de Planétologie de Grenoble et co-auteur de l’article. 

Références

L'équipe

Zoé Sfez
Zoé Sfez
Zoé Sfez
Production
Elisabeth Miro
Réalisation