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Résumé

Les annonces des laboratoires Novavax et Johnson & Johnson sur les résultats de leur essai clinique et autres actualités scientifiques.

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ll ne s’agit que d'un communiqué de presse de laboratoire pharmaceutique : aucune étude n’a encore été publiée. Le premier vaccin a été conçu par la start-up américaine Novavax. Lors des essais cliniques de phase 3 sur plus de 15.000 personnes, le vaccin s’est montré efficace à 89% contre le SARS-CoV-2. Il repose sur la technologie des protéines recombinantes : le vaccin contient des protéines de pointe du virus, qui ne peuvent pas se répliquer mais qui permettent au système immunitaire de fabriquer des anticorps. Il fonctionne en deux doses, se transporte et se conserve facilement, dans des réfrigérateurs normaux. 

L’essai clinique s’est essentiellement déroulé en Angleterre, mais aussi en Afrique du Sud, là où le nouveau variant circulait déjà. Il se trouve que face au variant sud-africain, l’efficacité de ce vaccin chute à 60%. Dans cet essai, les limites que posent les nouveaux variants apparaissent déjà. La compagnie Novavax a déjà annoncé qu’elle développait un vaccin spécifique contre ce variant.

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Le second vaccin contre le CoVid-19 provient des laboratoires du géant américain Johnson & Johnson et de sa filiale Janssen. Dans un essai international, leur vaccin montre une efficacité de 66%. Ce n'est pas un vaccin à ARN messager, mais un vaccin à adénovirus atténué, comme celui d’AstraZeneca. Son point fort est qu’il n’a besoin que d’une seule dose pour fonctionner. En outre, lors de l’essai, aucun participant n’a été hospitalisé. Le vaccin préviendrait donc des formes graves., mais montre lui aussi des signes de faiblesse face au variant sud-africain.

Des cas de co-infections de deux variants différents du coronavirus ? 

Selon une prépublication sur le site medRxiv, des patients pourraient être infectés par deux variants de coronavirus différents. Fin novembre, dans le sud du Brésil, deux patients dans la trentaine ont été infectés par le nouveau variant brésilien, baptisé B.1.1.28, et simultanément, ils ont aussi été testés positifs pour un deuxième variant du virus. Si cette prépublication est validée par les pairs, cela serait la première preuve d’une co-infection de deux variants différents du coronavirus. Cela préoccupe les chercheurs car la coexistence de deux variants dans un même corps risque d’encourager et d'accélérer de nouvelles mutations. "Cela pourrait être une autre voie évolutive pour le virus".

Une tribune contre le désinvestissement financier pour la recherche en France

Dans le journal Le Monde aujourd’hui, une tribune de l’économiste Pierre-André Buigues dénonce le manque de financement pour la recherche en France : "La France est aujourd’hui un pays de seconde zone dans les secteurs de haute technologie". Cette tribune rend bien compte du désinvestissement financier pour la recherche et le développement. Si en France, on dépense 793 euros par habitant, en Allemagne, en Autriche et en Belgique, ces dépenses vont jusqu’à plus de 1.200 euros par habitant par an, ce qui est au moins le double. L’intensité des dépenses pour ce secteur par rapport au PIB d’un pays augmente très rapidement un peu partout, sauf en France :  les points de PIB pour la recherche stagnent depuis 10 ans. Pour rattraper un tel retard et pour que les industries françaises de haute technologie redeviennent compétitives, il faudrait dépenser 25 milliards d’euros supplémentaires par an. Seule une volonté politique forte pourrait arranger la situation.

Références

L'équipe

Natacha Triou
Production