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Résumé

Ce courant océanique, primordial pour nos climats tempérés, est en train de s'affaiblir et autres actualités scientifiques.

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Une étude parue dans la revue Nature GeoScience décrit un autre dérèglement climatique : l’affaiblissement du Gulf Stream, un courant marin qui transporte de l’eau de surface chaude, depuis le golf du Mexique vers l’Atlantique Nord. Ce courant redistribue la chaleur sur notre planète et a un impact majeur sur le climat, notamment dans l'ouest de l'Europe. Selon cette étude, le Gulf Stream n’a jamais été aussi faible depuis mille ans. Une équipe internationale a analysé les sédiments océaniques et les carottes de glace pour retracer l’historique de ce flux. Stable jusqu'à la fin du 19ème siècle, le Gulf Stream a drastiquement décliné dans les années 50, en ralentissant d’environ 15%... et il devrait encore ralentir de 34% d’ici 2100. Ce qui freine la circulation de ce courant océanique, c’est la nouvelle densité des eaux, due à la fonte des glaces. La calotte glaciaire libère de l’eau douce : moins l’eau est salée, moins elle est dense et donc moins elle descend en profondeur. Cela aura des conséquences sur le climat, avec en Europe des extrêmes climatiques plus marqués : des hivers plus froids, des tempêtes plus fortes et des étés plus chauds. Quant à la côte est des Etats-Unis, elle verra une dangereuse élévation du niveau de la mer.    

CoVid-19 et perspectives   

  • On continue de suivre l’actualité du CoVid-19 : l’Organisation Mondiale de la Santé a déclaré hier que nous ne vaincrons pas le CoVid-19 en 2021. L’OMS ne voit pas de sortie de crise avant 2022. La pandémie, qui a déjà fait plus de 2,53 millions de morts dans le monde, reste virulente. Il faudra vivre avec ce virus jusqu’à la fin de l’année, d’autant que la vaccination, à échelle mondiale, prend son temps. 
  • D’autre part, si la mise en quarantaine de la planète a fait chuter de 5,6% les émissions mondiales de CO2, ce n’était qu’un sursis de courte durée. Selon l'Agence internationale de l'énergie, les émissions mondiales de CO2 sont déjà passées au-dessus des niveaux d'avant la période pandémique. En décembre 2020, les émissions mondiales de dioxyde de carbone ont bondi de 2% par rapport à décembre 2019.   

Du mauvais usage généralisé des antibiotiques 

Une étude parue dans la revue Infection Control & Hospital Epidemiology confirme que les antibiotiques restent mal prescrits, du moins aux Etats-Unis, lors d’une étude menée par plusieurs sociétés pharmaceutiques sur l’infection urinaire chez plus de 600.400 femmes. A partir des données des assurances santé, les chercheurs ont découvert qu’environ la moitié de ses 600.000 patientes ont reçu un mauvais traitement, des antibiotiques plutôt que des antimicrobiens, et prescrit beaucoup trop longuement. C’était particulièrement le cas dans les zones rurales. Ces résultats confirment de précédentes études qui montrent que 60% des antibiotiques dans les unités de soins intensifs sont « inutiles et inappropriés », et que cela peut entrainer une résistance bactérienne.    

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Les Néandertaliens possèdent les bases anatomiques pour un langage aussi complexe qu'Homo Sapiens

Enfin, une étude parue dans Nature Ecology & Evolution prouve que les Néandertaliens avaient les capacités physiques pour un langage aussi complexe que le nôtre. Cela fait des années que les paléoanthropologues débattent des capacités linguistiques des hommes et des femmes de Neandertal. Cette étude prouve que cette espèce en possède les bases anatomiques. A partir de cinq crânes, des chercheurs espagnols ont reconstitué en 3D les structures de l’oreille externe et moyenne des Néandertaliens. Puis ils les ont comparées à celles des humains modernes. Les Néandertaliens sont sensibles aux mêmes gammes de fréquences que nous. Ils peuvent aussi entendre et produire des consonnes. La consonne est ce qui distingue le langage humain de presque tous les autres primates.  

Références

L'équipe

Natacha Triou
Production