Les cyclones font partie des risques naturels les plus meurtriers et les plus coûteux au monde, notamment dans les pays en voie de développement.
Les cyclones font partie des risques naturels les plus meurtriers et les plus coûteux au monde, notamment dans les pays en voie de développement. ©Getty - Science Photo Library - NASA
Les cyclones font partie des risques naturels les plus meurtriers et les plus coûteux au monde, notamment dans les pays en voie de développement. ©Getty - Science Photo Library - NASA
Les cyclones font partie des risques naturels les plus meurtriers et les plus coûteux au monde, notamment dans les pays en voie de développement. ©Getty - Science Photo Library - NASA
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L'intensité et la fréquence des cyclones a augmenté dès les années 1940. Dans la suite de l'actualité scientifique, de la salive de papillon contre le plastique, de la douleur pour notre microbiote et la réduction de consommation d’électricité du CERN.

Que ce soit cyclones ouragans ou typhon, il s’agit du même phénomène, une forte tempête, mais pas dans la même région du globe. Les cyclones eux, se forment dans l’océan Indien et au Pacifique sud.

Ils font partie des risques naturels les plus meurtriers et les plus coûteux au monde… notamment dans les pays en voie de développement.

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Problème, on dispose de très peu de données pour remonter le temps… Les données satellitaires ne se sont développées que dans les années 90.

ALORS pour estimer l’impact des activités humaines, l’impact anthropique sur ces cyclones, les chercheurs ont entrepris une démarche historique… et c’est la particularité de cette étude. C'est-à-dire qu’ils ont étudié des archives remontant jusqu’au milieu du 17ème siècle.

Des archives produites par les compagnies des Indes orientales, britanniques et françaises, au sujet des commerces de plantation, AINSI que des archives administratives et coloniales.

Dans ces documents, on trouve des récits très précis des conséquences des cyclones… et aussi des mesures, de température, de vitesse des vents et bien sûr de leur fréquence.

Et il s’avère que l’intensité et fréquence des cyclones a augmenté dès les années 1940 et c’est bien plus tôt que prévu.

Entretien avec Emmanuel Garnier est historien au laboratoire chrono-environnement de l’université Bourgogne Franche-Comté et auteur principal de l’étude.

LES MATINS DE CULTURE - 852 JDS /02 ITW Emmanuel GARNIER

1 min

À réécouter : Dans l’oeil du cyclone
La Méthode scientifique
58 min

La salive d’une larve de papillon peut détruire le plastique

Il s’agit de la fausse teigne de la cire, un papillon vivant en Europe. Depuis quelques années, une équipe de recherche madrilène se focalise sur deux enzymes présentes dans la salive de cette larve de papillon. Deux protéines qui attaquent le polyéthylène… l’un des plastiques les plus produits et les plus robustes. 
Il s’agit des seules enzymes animales connues détenant ces capacités.

Mais ce qui est aussi intéressant ici, c’est comment ces propriétés ont été mises en évidence. La chercheuse principale de cette découverte, Federica Bertocchini, pratique l’apiculture amateur. C’est son hobby. Un jour, en nettoyant les ruches stockées pour l'hiver, elle s’aperçoit que les larves de fausse teigne ont colonisé les rayons de cire. Elle les enlève, et les place… roulement de tambour, dans un sac en plastique… et quelques heures plus tard, le sac est percé. Cette découverte, comme cela arrive parfois dans les sciences, a été faite par sérendipité. avec du hasard et… un peu de sagacité.

Eurêka !
58 min

La douleur est nécessaire au bon fonctionnement de notre microbiote

La douleur, même si elle est désagréable voire dans les cas extrêmes handicapante, est un processus physiologique. C’est un système d'alerte de notre corps. Ce que montrent ces chercheurs, c’est que la douleur a un effet protecteur sur le microbiote.

On sait chez l’humain, que les neurones de la douleur sont activés par certains signaux alimentaires, par exemple la capsaïcine avec le piment ou encore par des signaux de notre microbiote.. Et aussi que ces neurones communiquent avec les cellules de l'intestin produisant du mucus.

Pour étudier l’impact de la douleur, les chercheurs ont mené leurs expériences chez des souris dépourvues de neurones de la douleur dans l'intestin. Résultat, elles produisaient moins de mucus et présentaient un déséquilibre de la flore intestinale. Donc le signal de la douleur permet via la production de mucus, de maintenir une bonne composition microbienne.

La Méthode scientifique
59 min

L'accélérateur de particules du CERN va devoir réduire sa consommation d’électricité

Sobriété oblige, le temple, le sanctuaire de la physique des particules interrompt ses activités dès la mi-novembre et réduira aussi ses opérations de 20% en 2023.

Il est situé à la frontière franco-suisse et c’est à cet accélérateur nommé LHC, que l’ont doit la détection du boson de Higgs, il y a plus de 20 ans. Ce collisionneur est considéré comme la plus grande expérience scientifique du monde… l’anneau mesure près de 27 km. Et pour accélérer des particules, il faut des aimants supraconducteurs très froids, refroidis à -271°C… et donc il consomme beaucoup d’énergie. Au maximum de sa puissance, 200 mégawatts d’électricité, soit un tiers de l’énergie nécessaire pour alimenter la ville de Genève.

Le CERN indique prendre ces mesures pour contribuer à l’effort mené face à la crise énergétique en Europe, conséquence de la guerre en Ukraine.

La Méthode scientifique
58 min

Merci à Emmanuel Garnier pour ses précieuses explications

Pour aller plus loin

L'étude sur les cyclones (Global and Planetary Change, en anglais)

L’impact de l’anthropocène sur les cyclones tropicaux depuis le Petit Âge Glaciaire (CNRS)

L’étude sur la salive de larve de papillons (Nature Communications, en anglais)

La salive d’une larve peut détériorer l’un des types de plastique les plus communs (Science Post)

L’étude sur la douleur et le microbiote (Cell, en anglais)

La douleur, une alliée inattendue pour la santé (Futura sciences)

Sobriété au LHC : la plus grande expérience scientifique au monde touchée par la crise énergétique (Sciences et Avenir)

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