Cellule T attachée à la cellule cancéreuse  ©Getty - ROGER HARRIS/SCIENCE PHOTO LIBRARY
Cellule T attachée à la cellule cancéreuse ©Getty - ROGER HARRIS/SCIENCE PHOTO LIBRARY
Cellule T attachée à la cellule cancéreuse ©Getty - ROGER HARRIS/SCIENCE PHOTO LIBRARY
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Résumé

La découverte inattendue d'une troisième lignée de cellules T et autres actualités scientifiques.

En savoir plus

On commence ce journal avec une étude parue dans la revue Science, avec la découverte d’un nouveau type de lymphocytes T, qui sont les grands orchestrateurs de la réponse immunitaire. Ils possèdent à leur surface des récepteurs des cellules T, qui sont des capteurs moléculaires capables de détecter et d’éliminer les agents pathogènes. Pour détecter les antigènes, les cellules T utilisent soit un récepteur de cellule T αβ, soit un récepteur de cellule T γδ. Jusqu’à présent, on pensait qu’il n’existait que deux lignées de cellules T, mais une équipe internationale vient d’en découvrir une troisième en étudiant le génome, non pas de la souris, mais de l’opossum gris. L'assemblage moléculaire des cellules T marsupiales fait apparaitre une troisième lignée : les cellules T γµ. Elles seraient fondamentales pour la reconnaissance d'antigènes. Peut-être qu’elles utilisent de nouveaux mécanismes, différents de ceux des cellules T traditionnelles. Selon ce papier, cette découverte pourrait avoir un fort potentiel thérapeutique. En tout cas, elle permet d’enrichir la boîte à outils de l'immunologie.  

En France, les services de réanimation risquent la saturation  

L'occupation des lits de réanimation est désormais supérieure à celle de la seconde vague. Le pic de la deuxième vague a été dépassé hier. Selon les dernières données de Santé Publique France, « le taux d’occupation national des services de réanimation est d’environ 89 % ». Sur les 7.665 lits : 6.833 sont occupés, dont 4.974 malades de la CoVid-19. La pression sur les hôpitaux reste toujours très forte en Ile-de-France. Un conseil de défense sanitaire se tiendra demain.  

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La première cellule de synthèse capable de se développer 

Une étude parue dans la revue Cell décrit la création de la première cellule synthétique capable de se développer et de se diviser. Des chercheurs américains ont créé en laboratoire un organisme unicellulaire synthétique, similaire à une bactérie, qui imite parfaitement le processus de division cellulaire, un peu comme une cellule naturelle. En génie génétique, c’est une première ! Cette étude représente 10 ans de travail. Il y a 5 ans, cette équipe avait fabriqué le premier organisme unicellulaire de synthèse avec le plus petit génome : seulement 473 gènes, mais des gènes clés et essentiels à la vie. Les chercheurs ont corrigé et affiné ce code biologique. Ils ont identifié et ajouté sept gènes supplémentaires pour que les cellules se divisent uniformément.  

Le démantèlement de la revue Science et Vie se poursuit

Enfin, le démantèlement de la revue Science et Vie se poursuit avec, aujourd’hui, une nouvelle vague de départ des journalistes de sa rédaction. Dans ce journal, nous parlons régulièrement du sort de nos confrères de Science et Vie, ce magazine scientifique centenaire qui existe depuis 1913. En 2019, ce mensuel s’est fait racheter par le groupe de presse Reworld Media et a perdu, lors du rachat, environ un tiers de ses journalistes. La rédaction, qui est donc en sous-effectif, a également perdu son indépendance éditoriale, avec des articles et du contenu gérés par la régie publicitaire. Après des démissions, une grève et une motion de défiance contre la directrice de la rédaction, aujourd’hui la quasi-totalité de ses rédacteurs démissionne. La Société des journalistes de Science et Vie déplore "l’absence totale d’expertise scientifique au sein de la rédaction". 

Références

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
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