Carte montrant le fond océanique avec la dorsale médio-atlantique
Carte montrant le fond océanique avec la dorsale médio-atlantique ©Getty -  UniversalImagesGroup
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Carte montrant le fond océanique avec la dorsale médio-atlantique ©Getty - UniversalImagesGroup
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Une étude de grande envergure sur les forces géophysiques à l'œuvre sous les dorsales océaniques ; et autres actualités scientifiques.

Une étude parue hier dans la revue Nature décrit la découverte d'un phénomène géologique qui élargit l'océan Atlantique chaque année. Chaque année, on estime que l'océan Atlantique s'élargit de plusieurs centimètres ; tandis que l’Océan Pacifique, lui, rétrécit. Pour étudier l’intérieur de la Terre, sous les continents, nous savons bien le faire : pour cela, nous utilisons des stations sismiques. Mais pour imager l’intérieur de la Terre, sous les océans, c'est beaucoup plus difficile puisque nous n’avons pas d’instrument. Cette étude s’appuie sur une expérience de grande envergure. Une équipe européenne a déposé 39 sismographes au fond de l’océan, au milieu de l’Atlantique. Pour la première fois, ils ont réussi à imager la Terre à des centaines de kilomètres sous le fond océanique. Et les résultats sont assez inattendus. Contrairement à ce que l’on pensait, les lectures sismiques montrent qu’il y a une zone à forte température à 400 kilomètres, sous les dorsales océaniques - sous la crête qui sépare tectoniquement les Amériques de l'Europe et de l'Afrique. 

Entretien avec Thomas Bodin est chargé de recherche au CNRS au laboratoire de géologie de Lyon.

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LA_METHODE_SCIENTIFIQUE - JDS Thomas Bodin

1 min

L’Institut Pasteur victime d’une série de cyberattaques 

Nous l’évoquions dans une émission la semaine dernière, l’épidémie actuelle est aussi une épidémie de hacking. De nombreux laboratoires impliqués dans la recherche d’un vaccin contre le SARS-CoV2 ont déjà été touchés par cette pandémie d’attaques virtuelles. C’est au tour de l'Institut Pasteur, mais aussi du CNRS, de l’Inserm et de l’Université Paris-Descartes. Lors de ces intrusions, aucune donnée n’aurait été dérobée par les hackers. L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) mènent l’enquête. 

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Certains trous noirs pourraient avoir des "cheveux gravitationnels"

Selon une étude parue dans la revue Physical Review D, certains trous noirs pourraient violer le théorème de l'unicité du trou noir. Ce théorème est aussi connu sous le nom de "théorème de calvitie". Selon lui, un trou noir ne peut se définir que par ces trois paramètres : sa masse, sa charge électrique et son moment cinétique. Les trous noirs de même masse, spin et charge sont exactement identiques les uns aux autres. D’où le Black holes have no hair ("Un trou noir n'a pas de cheveux"). Des chercheurs américains ont étudié les trous noirs extrêmes de Kerr et selon leurs simulations, ils pourraient avoir des "cheveux gravitationnels". Le long de l'horizon des événements de ces trous noirs extrêmes de Kerr, une famille de perturbations scalaires ou gravitationnelles pourrait même, en principe, être identifiée par des détecteurs d'ondes gravitationnelles.

Les requins et les raies menacés d'extinction

Enfin, selon une étude parue hier dans la revue Nature, en 50 ans, près du deux tiers des requins et des raies océaniques ont disparu. Cette équipe internationale s'est appuyée sur de nouvelles données de la liste rouge de l'UICN des espèces menacées. Résultat : entre 1970 et 2018, à cause de la pêche, les océans ont perdu 71% des populations de requins et de raies. Pour certaines régions, ce déclin est dramatique ; notamment dans l’Océan indien où il n’y a aucune régulation de la pêche. Les auteurs pensent que leur estimation est probablement en deçà de la réalité à cause de la pêche sauvage. Les requins et les raies sont très importants pour les écosystèmes marins. Selon ce papier, seule une réglementation stricte à échelle internationale, voire une interdiction de la pêche, pourrait empêcher leur disparition. 

L'équipe

Natacha Triou
Natacha Triou
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Production