Cette étude comporte deux volets : une étude chez la souris et un essai pilote chez l'humain.
Cette étude comporte deux volets : une étude chez la souris et un essai pilote chez l'humain. - nicolas_
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Cette étude comporte deux volets : une étude chez la souris et un essai pilote chez l'humain. - nicolas_
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Une étude franco-suisse publiée dans Science hier soir fait état d’un potentiel traitement des troubles cognitifs chez les personnes porteuses de trisomie 21, et d'autres actualités scientifiques.

Le syndrome de Down, ou trisomie 21, se traduit par un éventail de manifestations cliniques, parmi lesquelles un déclin des capacités cognitives et de l’olfaction à partir de la puberté. Le traitement envisagé ici est une hormone, la GNRH, produite naturellement par le corps et donnée dans ce cadre-là en quantité physiologique. C'est un traitement prometteur puisque sans effet secondaire important. Attardons nous un peu sur cette étude pour la comprendre.

Elle comporte deux parties. La première est une étude chez la souris : il s’agit d’un modèle de trisomie 21 qui possède aussi des déficits cognitifs et olfactifs. En administrant pendant 15 jours cette GNRH, ce traitement, les chercheurs ont démontré une restauration de ces fonctions. Les souris retrouvaient l’odorat et devenaient capables de discriminer des objets entre eux.

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Dans la seconde partie de l'étude, les chercheurs ont administré le même traitement à 7 hommes porteurs de trisomie 21. Pas de changement pour l'olfaction, en revanche, une amélioration spectaculaire des performances cognitives, à savoir une meilleure représentation tridimensionnelle, meilleure compréhension des consignes et amélioration du raisonnement et de l'attention. Mais la prudence est de mise : il s’agit d’un test pilote, d’une très petite cohorte, sans contrôle, mais qui donne le feu vert à un test de plus grande envergure.

Alexandra Delbot s'entretient avec Vincent Prévot est directeur de recherche Inserm au laboratoire Lille neurosciences et neurocognition et co-auteur de cette étude.

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Selon une étude internationale, il y a 73.000 espèces d'arbres sur la planète et encore 9.000 à découvrir

C’est une question fondamentale en écologie mais il est très difficile d’effectuer ce recensement, que ce soit en raison de défis logiques, économiques et même taxonomiques, c'est-à-dire liés à définition même du concept d'espèce. Pour estimer ce nombre, une collaboration de 150 chercheurs du monde entier a combiné plusieurs bases de données. En tout, ils ont recensé 64.000 espèces connues, un nombre en accord avec les précédentes estimations. A partir de cela, les scientifiques ont développé une méthode de calcul permettant d’évaluer le nombre d’espèces d’arbres inconnues.

Leurs résultats montrent que près de 9.000 espèces n’ont pas encore été découvertes, dont près d’un tiers pourraient être rares. Ces informations sont primordiales pour comprendre le fonctionnement des forêts, car ces espèces rares peuvent subir les effets des pressions anthropiques tout en étant aussi importantes que les espèces communes. En effet, plus une forêt est riche et diverse, plus elle est résistante et résiliente. Les auteurs insistent sur l’importance du recueil de ces données, mais soulignent qu’il ne s’agit pas seulement d’établir un catalogue, mais de repenser notre rapport au vivant.

À réécouter : Auprès de mon chêne…
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Une pneumonie inconnue détectée en Argentine a fait sa troisième victime hier

Une impression de déjà vu mais les chercheurs se veulent rassurants. Neuf personnes dont huit membres du personnel soignant d'une même clinique privée, à Tucumán, dans le nord-ouest de l'Argentine, ont commencé à présenter les symptômes d'une pathologie respiratoire, entre le 18 et le 22 août. Les symptômes sont très similaires à ceux de la COVID-19 et pourtant, aucun des 25 virus testés n’est revenu positif. Par un rapide calcul, avec trois morts sur 9 cas, on pourrait dire qu’il s’agit d’une maladie hautement mortelle. Pourtant, et on le sait après cette pandémie, on ne connaît pas encore le nombre exact de personnes ayant contracté la maladie.

Si le ministre de la Santé de Tucuman a estimé qu’il pourrait s'agir d’un agent infectieux, il n’exclut pas une contamination environnementale. Tous les germes possibles n’ont pas encore été testés, et il faudra un peu de temps pour conduire l’ensemble de ces analyses. Mircea Sofonea, épidémiologiste à l'Université de Montpellier contacté par l’EXPRESS se veut rassurant. Selon lui, pour déclencher l'alerte rouge, il faut réunir une série de signaux et il en manque encore beaucoup.

Des nouvelles du James Webb : le télescope a pris sa première image directe d’exoplanète

Encore un exploit : le télescope a observé l'exoplanète géante Hip 65426b, une première pour le nouvel observatoire. Si vous allez regarder ce que cela donne, vous risqués d'être déçus car vous y verrez une tâche lumineuse sur fond noir. Néanmoins, cette tâche se situe à 350 années lumière de la Terre, et ce sont des développements technologiques français qui lui permettent de réaliser ces observations. Grâce à la vision infrarouge du télescope, les chercheurs sont parvenus à déterminer ses propriétés : elle fait 7 fois la masse de Jupiter, est 1,5 fois plus grande qu’elle, et possède une température de 1.400°C. Les scientifiques pensent qu’à ces températures, il se forme des grains de sable dans l'atmosphère. Bonne nouvelle pour les observations à venir : ces premières images montrent que le James Webb fonctionne mieux que prévu et pourrait permettre de détecter et caractériser des planètes similaires dans un futur proche.

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Merci à Vincent Prévot, Mickael Bonnefoy et Eric Lagadec pour leurs précieuses explications.

Pour aller plus loin

La Terre abriterait 9.200 espèces d'arbres n'ayant pas encore été découvertes (Le Monde)

Mystérieuse pneumonie en Argentine : ce que l'on sait après le troisième décès (L'EXPRESS)

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Alexandra Delbot
Alexandra Delbot
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